La rue de l’Arcade
La rue de l’Arcade est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence boulevard Malesherbes et se termine n°s 1, rue de la Pépinière et 139, rue Saint-Lazare.
Cette rue occupe l’emplacement d’une ancienne chaussée qui menait à Argenteuil. Son nom, qui lui fut donné à la fin du XVIIIe siècle, fait allusion à une arcade en voûte, construite en 1651 et qui existait encore en 1850[1], qui reliait, à la hauteur des numéros 15 et 18, les propriétés que les Bénédictines de la Ville-l’Évêque avaient de part et d’autre de la route d’Argenteuil. Les jardins des Bénédictines s’étendaient de part et d’autre de la route tandis que le couvent lui-même se situait à l’angle de la rue de Surène et de la rue de l’Arcade, du côté des numéros pairs.
Une décision ministérielle du 21 prairial an X (10 juin 1802) et une ordonnance royale du 25 novembre 1836 ont fixé la largeur minimale de la rue de l’Arcade à 10 mètres. Cette ordonnance a également approuvé le prolongement de la rue jusqu’au boulevard Malesherbes. Une nouvelle ordonnance du 11 février 1840 prescrivit la suppression de la partie de la rue de l’Arcade formant retour sur la rue de la Madeleine (aujourd’hui rue Pasquier). Cette disposition, ainsi que celle prévoyant le prolongement de la rue, furent exécutées en 1841[2].
Bâtiments remarquables
* n° 57 : Hôtel de Pancemont : Construit sous le Premier Empire pour Jean-Baptiste-François Mayneaud (1755-1836), baron de Pancemont et de l’Empire, député à la « Chambre introuvable » en 1815 puis Premier président de la cour royale de Nîmes et créé comte en juillet 1822 par lettres patentes de Louis XVIII, frère aîné de Mgr Antoine Xavier Mayneaud de Pancemont. Appartenait en 1910 à la marquise de Croix[3].
* n° 34 : Immeuble datant de 1856, au décor de façade singulier.
* n° 40 (angle de la rue des Mathurins) : Ancien hôtel de la Compagnie des wagons-lits, construit en 1903. Le marquis de Rochegude signale, sur la façade sur la rue des Mathurins, « une grande horloge et un plan du Transsibérien »[4].
Habitants célèbres
* Le conventionnel Philippe-François-Joseph Le Bas (1762-1794), après son mariage avec Élisabeth Duplay en 1793 (ancien n° 21)[5].
* Jacques Raymond Brascassat (1805-1867), peintre (ancien n° 32, vers 1844)[6].
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