Rue Barbet-de-Jouy
La rue Barbet-de-Jouy est une petite rue du 7e arrondissement de Paris, dans le quartier des Invalides. Parallèle au boulevard des Invalides et à la rue Vaneau, elle commence au n° 69 de la rue de Varenne et se termine rue de Babylone. À mi-parcours, sur son côté impair, elle croise la rue de Chanaleilles.
La rue doit son nom et sa création à un industriel français du xixe siècle, Jacques-Juste Barbet de Jouy (1787-1849). L’artère fut percée en 1836 et la plupart de ses bâtiments, jusque dans les années 1960, étaient des hôtels particuliers de cette époque. À partir des années 1960, des travaux de démolition et de reconstruction changèrent l’aspect de la rue, essentiellement sur son côté impair.
Lieux remarquables
La rue longe le jardin de l’hôtel de Clermont, à l’angle de la rue de Varenne (aujourd’hui occupé par un service du Secrétariat général du gouvernement), face à une annexe du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, dont le siège se trouve 78, rue de Varenne.
Au n°16 se situait l’hôtel particulier de Jeanne Lanvin, démoli et remplacé en 1965.
Dans la rue Barbet-de-Jouy se trouvent l’ambassade de Suède, l’ambassade de Tunisie (ancien hôtel de La Tour du Pin, œuvre de Louis Visconti, 1844), la Préfecture régionale d’Île-de-France et la résidence de l’archevêque de Paris. La première maison de couture de Marcel Rochas se situait à l’angle de la rue de Chanaleilles.
Parmi les anciens résidents de la rue, outre Jeanne Lanvin, on peut citer Joseph Gratry, Paul Bourget, Consuelo de Saint-Exupéry (l’épouse d’Antoine de Saint-Exupéry), Louise de Vilmorin, Leila Chahid, Romy Schneider.
Les jardins des immeubles du côté pair donnent sur les jardins du musée Rodin et du lycée Victor-Duruy.
Jacques Hillairet, Connaissance du vieux Paris, Payot/Rivages, 1993
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