Posts Tagged ‘Arrondissement De Paris’

Rue de Chaillot

Posted by admin Web Hosting Wednesday 15 July 2009 4:52 am

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La rue de Chaillot se trouve dans l’île Saint-Louis, 4e arrondissement de Paris.

Le numéro 1 de cette rue appartient à la famille Rothschild. Ce magnifique hotel particulier du XVIIe siècle habrite une cour, un escalier à double révolution et un beau jardin à la française à l’interieur.

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Rue du Cardinal-Lemoine

Posted by admin Web Hosting Friday 10 July 2009 4:48 am

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La rue du Cardinal-Lemoine est une rue du 5e arrondissement de Paris. Elle s’étend de la Seine à la place de la Contrescarpe. Elle est nommée en l’honneur de Jean Lemoine, cardinal-légat du pape Boniface VIII.

Si la rue semble un peu faite de bric et de broc, c’est parce qu’elle est la réunion de trois rues ou tronçons de rues autrefois bien distincts: read more

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Rue de Buci

Posted by admin Web Hosting Monday 6 July 2009 4:01 am

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La rue de Buci est une rue du 6e arrondissement de Paris très animée du fait de la présence de nombreux restaurants et bistrots.
Origine du nom read more

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Rue de Bretagne

Posted by admin Web Hosting Monday 6 July 2009 3:37 am

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La Rue de Bretagne est une rue du 3e arrondissement de Paris qui doit son nom au projet de la place de France, d’Henri IV. La rue consiste en deux parties : read more

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Quai Branly

Posted by admin Web Hosting Wednesday 1 July 2009 2:05 am

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Le quai Branly est une voie et un quai situé le long de la Seine (rive gauche) dans le 7e arrondissement de Paris et le 15e arrondissement.

Situation

Il débute à l’est dans le prolongement du quai d’Orsay, à hauteur du pont de l’Alma et de la place de la Résistance et finit au quai de Grenelle à hauteur du pont de Bir-Hakeim.

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Rue de Bièvre

Posted by admin Web Hosting Thursday 25 June 2009 6:21 am

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La rue de Bièvre est une rue du 5e arrondissement de Paris située dans le quartier Saint-Victor.

Historique

Cette très ancienne rue de Paris, déjà nommée ainsi en 1250 sur les cartes de l’époque, doit son nom à la rivière de la Bièvre qu’elle longeait au niveau de son confluent avec la Seine.

Sites particuliers

* François Mitterrand eut son domicile privé au numéro 22 de la rue de 1972 à 1995.

Transports

La rue de Bièvre est desservie par les lignes (M)(6) à la station Glacière et (M)(7) à la station Maubert-Mutualité, ainsi que par la ligne de bus RATP 24 86 87 89.

Notes et références

1. Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments de Félix et Louis Lazare, éditions Maisonneuve & Larose, 1855, p.75
2. Hommage à François Mitterrand, le promeneur de Paris [archive] sur le site officiel de la Mairie de Paris

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Rue de la Bienfaisance

Posted by admin Web Hosting Thursday 25 June 2009 6:17 am

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La rue de la Bienfaisance est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence rue du Rocher et finit rue de Téhéran.
Histoire

La rue est indiquée sur le plan de Verniquet mais sans dénomination. Lors de sa séance du 9 février 1793, le bureau de la ville autorisa le nivellement de la rue pour la rendre praticable entre la rue des Rochers et la rue de Miromesnil. Elle est alors citée avec la dénomination de rue de l’Observance, peut-être parce que des religieux de l’Observance y avaient demeuré quelque temps, au commencement du règne de Louis XVI[1].

Lors de la construction de l’abattoir du Roule (V. Rue de Miromesnil), la rue fut prolongée en 1816 jusqu’à l’avenue latérale gauche de cet établissement et prit le nom de rue de la Bienfaisance, en l’honneur du Docteur Goetz (†1813), médecin qui habitait au n° 5 et était célèbre pour ses nombreux actes de bienfaisance. Une décision ministérielle du 12 juillet 1816 fixa alors la largeur de la rue à 10 mètres. Elle fut alignée en 1846 et sa largeur fut alors portée à 12 mètres.

En 1883, la partie comprise entre la rue de Miromesnil et la rue de Téhéran fut ouverte sur les terrains de l’ancien abattoir du Roule, désaffecté dans les années 1860.

La partie comprise entre le boulevard Malesherbes et la rue de Miromesnil fut appelée rue de Rovigo de 1869 à 1879 en l’honneur d’Anne Jean Marie René Savary, duc de Rovigo.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
* n° 28 : La société « Mors Électricité », spécialisée en fabrication de matériel électrique, téléphone, signalisation ferroviaire, etc., fut fondée à cette adresse en 1851 par Louis et Émile Mors (V. Mors).
* n° 29 : Hôtel de Mme A. Schelcher (en 1910)[2].
* n° 36 : Hôtel où vécurent à partir de 1893 l’industriel et homme politique Lazare Weiller (1858-1928) et sa femme née Alice Javal.
* n° 41 : Hôtel de Broglie : Construit en 1896 par l’architecte Ernest Sanson pour le prince François de Broglie (1851-1939), quatrième fils d’Albert de Broglie, 4e duc de Broglie.
* n° 48 : Hôtel Van Blarenberghe : Construit en 1865 mais surélevé et dénaturé. Il fut en 1906 le théâtre d’un fait divers tragique : Henri Van Blarenberghe, fils du président de la Compagnie des chemins de fer de l’Est, dans un accès de démence, tua sa mère et se suicida ensuite en se tailladant la gorge avec un rasoir puis en se tirant une balle dans la tête[3]. Marcel Proust consacra un article à cette affaire, publié dans Le Figaro en 1907.
* n° 50 : Hôtel de Ribes : Résidence du comte Édouard de Ribes. Dans la même famille depuis le XIXe siècle.

Bâtiments détruits

* n° 7 : En 1857, pension de jeunes gens dirigée par M. Jacquet et fondée par M. Rétif[4]. En 1910, École libre de la paroisse Saint-Augustin.
* n° 9 (ancien n° 5) : Emplacement de la maison du Docteur Goetz, occupée après lui par l’homme politique Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873). Elle a été détruite en 1890 lors de l’agrandissement de l’école du n° 7.
* n° 44 : Hôtel construit en 1866, appartenant en 1910 au Docteur Étienne Lancereaux (1829-1910)[5].

Habitants célèbres

* Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), homme politique (n° 9)[6].
* Marthe Chenal (1881-1947), soprano (n° 42, en 1910)[7].
* Le comte Louis de Turenne d’Aynac (n° 9, en 1906)[8].

Notes et références

1.  Source : Lefeuve, Op. cit.
2. Rochegude, Op. cit., p. 51
3.  Rochegude, Op. cit., p. 51
4. Source : Lefeuve, Op. cit.
5. Rochegude, Op. cit., p. 51
6. Rochegude, Op. cit., p. 50
7. Rochegude, Op. cit., p. 51
8. Journal de la Société des Américanistes

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Quai de Béthune

Posted by admin Web Hosting Thursday 25 June 2009 6:07 am

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Le quai de Béthune est un quai situé le long de la Seine sur l’île Saint-Louis dans le 4e arrondissement de Paris.
Histoire

Le quai a été construit de 1614 à 1646, et fut baptisé successivement du Dauphin, des Balcons (en raison d’une proposition de Louis Le Vau qui demandait d’imposer des balcons à tous les hôtels des quais de l’île), et de la Liberté, pour finalement prendre le nom de Maximilien de Béthune, duc de Sully (1560-1641), ministre de Henri IV.

Sites particuliers

* Les n°2 à 12, et le square situé à la pointe amont de l’île, occupent l’emplacement de l’ancien et bel hôtel de Bretonvilliers, édifié de 1637 à 1640, sur les plans de Jean Androuet du Cerceau pour le comte Claude Le Ragois de Bretonvilliers, secrétaire au Conseil des Finances, et démoli en 1840. Tallemant des Réaux écrira que cette maison et son jardin constituait l’ensemble au monde le mieux situé, après le Sérail de Byzance.
* Au n°18, l’hôtel de Richelieu, construit en 1643 vraisemblablement par Le Vau pour le compte de Thomas de Comans d’Astry, qui y mourut en 1661, deviendra la résidence du duc de Richelieu Louis François Armand de Vignerot du Plessis, petit-neveu du Cardinal de Richelieu. L’écrivain Francis Carcopino, dit Francis Carco, est mort dans cet hôtel en 1958.
* Les hôtels Lefebvre de la Barre et Lefebvre de Malmaison occupent les numéros 20 et 22.
* Au n°24, se trouvent les derniers vestiges de l’ancien très bel hôtel élevé en 1641/1642 par Le Vau pour Louis Hesselin, Maître de la Chambre aux Deniers, Intendant des Plaisirs du Roi et Ordonnateur des Ballets de la Cour, en particulier, le portail, dont les panneaux seront sculptés par Etienne le Hongre de deux têtes de bélier. Il fut détruit en 1934 à la demande d’Helena Rubinstein, et sera remplacé par un nouvel immeuble dessiné par Louis Süe. Le président de la République Georges Pompidou y habitera et y décèdera en 1974. Le comédien Louis de Funès y posséda un appartement.
* Du n°26 au 36, hôtels construits de 1639 à 1640.

Ce quai ne dispose pas de berges basses.

Accès

(M) Ce site est desservi par la station de métro : Sully - Morland.

Sources et références

* Dictionnaire historique des rues de Paris
* Paris Guide 1807 - Librairie Internationale

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Rue Berryer

Posted by admin Web Hosting Thursday 25 June 2009 5:33 am

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La rue Berryer est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence n° 4 avenue de Friedland et se termine n° 191 rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Histoire

La rue Berryer, qui n’a rien à voir avec la Cité Berryer, située entre la rue Royale et la rue Boissy-d’Anglas, a reçu sa dénomination en l’honneur de Pierre-Antoine Berryer (1790-1868), dit « Berryer fils », avocat et homme politique français, membre de l’Académie française.

Elle fut tracée en 1842 sur les terrains de l’ex-Folie Beaujon comme section de la rue des Écuries-d’Artois (V. rue d’Artois). En 1848, elle prit, avec l’ensemble de la rue, le nom de rue de la Réforme. Elle reprit son nom en 1852 avant d’être séparée et de recevoir sa dénomination actuelle en 1877.

Bâtiments remarquables

* n° 8 : Le romancier Albert Paraz (1899-1957) habita dans une chambre de bonne de cet immeuble pendant quelques mois à la fin des années 1920 après avoir été ruiné dans la faillite de l’Atelier d’art qu’il avait fondé rue Montorgueil avec sa femme et avoir été quitté par celle-ci[1].
* n° 11 : Hôtel Salomon de Rothschild.

Notes et références

1. Source : Rue Berryer [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 31 janvier 2009)

Sources

* Rue Berryer sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs.

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Rue de Berri

Posted by admin Web Hosting Wednesday 24 June 2009 5:03 am

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La rue de Berri est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence n° 92, avenue des Champs-Élysées et se termine n° 163, boulevard Haussmann.Histoire

À partir de 1640, l’espace compris aujourd’hui entre les rues du Colisée et de Berri, l’avenue des Champs-Élysées et la rue du Faubourg-Saint-Honoré fut occupé par la pépinière royale, qui fournissait les résidences royales en arbres, arbustes et fleurs. Elle fut désaffectée sous la Régence pour faire place à une opération de lotissement projetée par John Law autour d’un nouvel hôtel des Monnaies. Le terrain fut affecté à Regnard, directeur de la Monnaie, mais le projet resta sans suite[1].

Le terrain de la pépinière devint en 1755 la propriété du comte de Saint-Florentin, Secrétaire d’État à la maison du Roi, qui le céda en 1764 à sa maîtresse, la comtesse de Langeac (1725-1778). Celle-ci le vendit en 1772 au comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI, qui voulait y réaliser une vaste opération immobilière. En application de lettres patentes du 4 avril 1778, il fit ouvrir les rues de Ponthieu, d’Angoulême (partie de l’actuelle rue La Boétie) et Neuve-de-Berri. Les deux dernières rues citées furent nommées en l’honneur des fils du comte d’Artois : le duc d’Angoulême (1775-1844) et le duc de Berry (1778-1820).

La rue de Berri suivait le tracé d’un ancien chemin conduisant de Chaillot au Roule, mentionné dès 1672 sur le plan de Jouvin de Rochefort. On l’appela ensuite ruelle de Chaillot, ou encore ruelle de l’Oratoire parce qu’elle longeait le jardin des Oratoriens[2]. En 1778, le chemin fut pavé et élargi. La rue devint rue de la Fraternité en 1848 avant de prendre sa dénomination actuelle en 1852.

La rue de Berri n’allait à l’origine que jusqu’à la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Elle fut prolongée en 1864 jusqu’au boulevard Haussmann.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

* n° 3 : Hôtel particulier dans lequel, à la Belle Époque, Isabelle Davesne tenait un cabinet de voyance réputé et ne répugnait pas non plus à s’entremettre pour arranger des mariages[3].
* n° 7 : En 1889, le riche héritier d’une famille de planteurs anglo-cubains, Santiago Drake del Castillo, déjà propriétaire d’un hôtel particulier sur les Champs-Élysées (V. n° 2, rue Balzac) et du château de Candé, acheta une partie du parc de la propriété du prince et de la princesse de Hénin (située n° 20 rue Washington) pour y faire construire un nouvel hôtel particulier. Celui-ci fut racheté à ses héritiers en 1925 par l’hôtelier suisse Émile Wolf qui transforma la demeure en hôtel de voyageurs, l’Hôtel Lancaster, où Marlène Dietrich résida pendant trois ans.
* n° 8 : La célèbre comédienne Réjane (1856-1920) prit un appartement dans cet immeuble après avoir habité n° 25, avenue d’Antin. La romancière féministre Gabrielle Réval (1870-1938) était sa voisine dans le même immeuble. Elle était à la fois la tante et l’épouse de Fernand Fleuret, l’érudit ami d’Apollinaire.
* n° 40 : Le compositeur Paul Vidal (1863-1931), Premier Grand Prix de Rome en 1883, habita dans cet immeuble.
* n° 48 : Immeuble où habita, autour de 1900, le comte de Schönbron, « musicien de talent, délicat interprète de Schumann et compositeur sous le nom de Max Gus », selon André Becq de Fouquières[4].

Bâtiments détruits

* n° 1 (angle de l’avenue des Champs-Élysées) : Sous la Révolution française, se trouvait à cet endroit une brasserie appartenant à Jean-François Santerre[5] dit Jehan de La Fontinelle, qui y confectionnait une bière âcre, riche en houblon et réputée aphrodisiaque, appelée la Fontinelle. Il fit faillite en 1803. Sous la monarchie de Juillet, le vicomte Hector de Jailly, auteur dramatique, habitait à l’entresol de cet immeuble et y recevait de nombreuses actrices[6]. Une ménagerie foraine occupait cet emplacement vers 1855[7].
* n° 2 (et n° 92, avenue des Champs-Élysées) : À cet emplacement s’élevait autrefois l’hôtel de Langeac, construit en 1770-1773 par l’architecte Chalgrin pour la comtesse de Langeac (1725-1778), maîtresse du comte de Saint-Florentin, Secrétaire d’État à la maison du Roi, à l’emplacement du pavillon du garde de l’ancienne pépinière royale. Dès 1772, l’hôtel de Langeac était cédé au comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI, qui y installa sa maîtresse, l’actrice Louise Contat. Thomas Jefferson y résida et y installa la légation des États-Unis d’Amérique d’octobre 1785 à septembre 1789. Saisi sous la Révolution, l’hôtel de Langeac fut vendu comme bien national en 1793. Il fut démoli en 1842 et remplacé par l’hôtel de Belleyme-Trévise, où résida le prince Napoléon (Jérôme) et qui fut lui-même démoli en 1898. L’immeuble qui s’élève à cet emplacement abrite aujourd’hui un magasin Monoprix.
* n° 5 : Abritait au début du XXe siècle la célèbre Académie Julian ainsi qu’un garage d’automobiles. Avait été auparavant le Bazar de la Charité et le Palais du Cycle[8].
* n° 7 : Vers 1780, pour Edme Marie Joseph Lemoine d’Essoies[9] (1751-1816), professeur de mathématiques et de physique, l’architecte Antoine-Charles Aubert transforma à cet emplacement[10] un hôtel existant en une « institution polytechnique » qui fut ultérieurement fusionnée avec la Pension Hix, sise rue Matignon[11]. « La distribution des prix avait lieu avec éclat dans une chapelle bâtie par M. Lemoine et qui s’est transformée depuis en brasserie dans la rue de l’Oratoire. L’immeuble principal appartient au beau-père de M. Houssaye, ancien élève lui-même de la pension »[12]. Toujours selon Charles Lefeuve, « la comtesse de Bertrand y donnait de fort jolis bals, sous le règne de Louis-Philippe. »[13] Le peintre Henri Lehmann (1814-1882) eut son atelier dans cette maison.
* n° 12 : À cet emplacement, propriété de Mme Veuve Hérold[14], se dressait vers 1820 une chapelle russe[15] que remplaça en 1861 la cathédrale Alexandre-Nevski de la rue Daru.
* n° 13 : L’hôtel particulier qui se dressait à cet emplacement au début du XXe siècle était la résidence d’un original fortuné, un peu mythomane, qui se faisait appeler Albert de Préverenges et se disait le fils naturel de l’actrice Cécile Sorel et de l’érudit et collectionneur Fernand de Mély (1852-1935)[16].
* n° 16 : A abrité une maison d’éducation dénommée Institution Sainte-Marie[17].
* n° 20[18] : Hôtel construit en 1781 pour Mme de Montesson (1738-1806), épouse morganatique du duc d’Orléans, Louis-Philippe « le Gros ». Elle le mit à la disposition de sa nièce, Mme de Genlis, lorsque celle-ci fut chargée de l’éducation des enfants du duc d’Orléans, futur Philippe-Égalité. L’hôtel fut ensuite habité par la petite-fille de Mme de Genlis, Rose de Valence, épouse du maréchal Gérard[19]. Il fut acquis par Auguste de Gramont (1820-1877), duc de Lesparre, et par la duchesse née Marie Sophie de Ségur (1824-1903), qui y vécurent avec leur gendre et leur fille, le vicomte Frédéric des Acres de L’Aigle (1839-1886) et sa femme née Marie de Gramont (1845-1918). Les Lesparre vendirent l’hôtel, pour une somme raisonnable, à la princesse Mathilde qui s’y installa en 1871 et y tint un célèbre salon. C’est là qu’elle mourut en 1904. Selon Boni de Castellane : « Sa maison de la rue de Berri, tapissée de peluche et meublée à la mode napoléonienne, était hideuse. » La biographe de la princesse Mathilde, Marguerite Castillon du Perron, note que : « L’ambition de la princesse, rue de Berri, fut de continuer la rue de Courcelles. On revit les coussins bariolés, les froufrous, les franges à glands, les potiches et les soies anciennes, les lampes de Chine qui avaient donné à son ameublement un caractère disparate. Comme aux beaux jours de 1868, on trouvait, après avoir traversé un premier salon où étaient réunis les bustes des Bonaparte, la princesse dans le second petit salon, devant son propre buste modelé par Carpeaux. Auprès d’elle se tenaient le général Chauchart [...], la générale Espinasse, Mme de Galbois, Pauline Zeller et Marie Abattucci. Assise sur un canapé bas, jonché de coussins de couleurs vives, elle fourrageait dans sa corbeille à tapisserie, feuilletait un livre. Une lampe de céladon éclairait une table ronde, recouverte de soie rouge, parsemée de revues, de flacons et de bibelots de toute sorte. Des tableaux en grand nombre donnaient à la pièce le même aspect d’intimité restreinte qu’autrefois dans un cadre plus vaste. Sur la cheminée de marbre blanc tournaient les aiguilles dorées d’un cartel Louis XVI. Ces deux pièces, tendues d’une soie cramoisie, préludaient au déploiement de rouge et d’or du grand salon ouvert chaque dimanche. Là, Mathilde avait regroupé les plus belles d’entre ses toiles : les Guardi lumineux, des Tiepolo, une tête farouche de l’école espagnole, un portrait de femme de Reynolds, un ravissant Danloux. Les portes de cette pièce s’ouvraient sur une serre construite sur l’emplacement du jardin de l’hôtel au milieu de laquelle s’élevait un groupe de palmiers entourant le buste de bronze de Napoléon Ier par Chaudet. De part et d’autre, des groupes de meubles capitonnés et des chaises dorées séparaient la pièce en six petites alcôves propices aux entretiens. C’était confortable et laid. Sur l’un des murs, la grande œuvre de Victor Giraud, une toile de sept mètres de long, le Charmeur de serpents, cherchait à dépayser les invités. La serre communiquait avec une salle à manger, prise elle aussi sur le jardin, car décidément l’hôtel était trop petit pour que la princesse pût y recevoir. Tous ceux qui ont été rue de Berri gardent le souvenir d’un impressionnante statuette en argent représentant Bonaparte à Brienne, qui s’élevait au milieu de feuillages, face à l’entrée de cette pièce. Les murs étaient entièrement garnis de tapisseries d’après des cartons de Jules Romain et de Jean d’Udine. Un aigle de bronze déployait ses ailes au milieu de la table. Le service était de Sèvres et la vaisselle de vermeil pour les grands dîners. »[20] De 1905 à 1936, l’hôtel abrita la légation de Belgique avant que celle-ci, devenue ambassade, ne s’installe rue de Surène. Mme Leghait, épouse du ministre de Belgique à Paris, y donna de brillantes réceptions. L’hôtel fut ensuite remanié et défiguré avant d’être rasé, avec les maisons des n°s 18 et 22, et de céder la place à un ensemble de bureaux.
* n° 21 : Chapelle américaine Saint-Honoré, construite en 1849.
* n° 22 : Hôtel de la baronne de Berckheim[21].
* n° 24 : La princesse Mathilde habita brièvement à cette adresse avant de s’installer définitivement au n° 20.
* n° 29 : Anciennement hôtel du marquis de Casa-Riera, aristocrate espagnol très fortuné, qui y reçut la reine Isabelle II d’Espagne lorsque celle-ci dut s’exiler en France. Le peintre Pierre-Victor Galland (1822-1892) réalisa une partie de son décor notamment deux plafonds et une importante voussure. Le jardin, très vaste, s’étendait jusqu’à la rue d’Artois et la rue de Washington. En 1904, un certain Pierre Riera, simple forgeron catalan, accusa le marquis de Casa-Riera d’usurpation d’état civil et revendiqua son énorme fortune, estimée à 150 à 180 millions de francs-or. La presse s’empara de l’affaire. On prétendit que M. de Casa-Riera n’était autre que le fameux et mythique Crawford de l’Affaire Humbert. « Déjà, écrit André Becq de Fouquières, nombre de ceux qui avaient défilé dans la grande loge entre colonnes du marquis à l’Opéra, nombre de familiers de la rue de Berri, se tenaient sur la réserve… Et puis le roman-feuilleton bien compliqué et aux rebondissements bien agencés s’effondra. La conspiration avait échoué. Le grand seigneur espagnol était le marquis de Casa-Riera comme devant. Il ne s’était pas troublé pour autant et, même lorsque le scandale menaçait son honneur, il n’avait rien perdu de son exquise urbanité. »[22] L’hôtel de Casa-Riera fut démoli après 1910 et loti.
* n° 30 : Anciennement hôtel de la marquise de Chaponay, née Constance Schneider (1865-1935). Après elle, il fut la résidence de ses filles, Mlle de Chaponay et Constance Zélie Eudoxie Marie Nicole de Chaponay (1890-1975), duchesse de Lévis-Mirepoix par son mariage avec le duc de Lévis-Mirepoix (1884-1981), membre de l’Académie française. Cette dernière organisait des bals rue de Berri pour les œuvres sociales de la noblesse française.

Divers

* Durant son exil à Paris sous la monarchie de Juillet, Manuel Godoy (1767-1851), prince de la Paix, ainsi que son épouse la princesse Tereza-Luisa de Bourbon, habitèrent rue de Berri, peut-être dans l’hôtel de Langeac[23].
* Sous le Premier Empire, Madame de Staël avança 40 000 francs à Constant, premier valet de chambre de Napoléon Ier, pour l’achat d’une maison sise rue Neuve-de-Berri. Elle eut beaucoup de difficultés à se faire rembourser, ce dont sa correspondance se fait l’écho à de nombreuses reprises.
* Le 22 novembre 1825, Mme de Genlis s’installa n° 106, rue Neuve-de-Berri, « dans une maison d’éducation de jeunes per­sonnes dirigée avec beaucoup de soin par Mme de Bannières »[24].

Notes et références

1. Une nouvelle pépinière fut créée en 1720 au nord du Grand Égoût, dans un rectangle délimité par les actuelles rues de Courcelles à l’ouest et La Boétie (alors chemin de la Pépinière à la Pologne) à l’est, l’angle nord-est de ce rectangle se situant à peu près au niveau de l’actuelle place Saint-Augustin. Cette seconde pépinière fut supprimée en 1826. V. rue de la Pépinière.
2. qui se trouvait entre les actuelles rue de Berri et rue Washington
3. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 31 janvier 2009)
4. André Becq de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens, Paris, Pierre Horay, 1953
5.f rère d’Antoine Joseph Santerre
6. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, pp. 316-318, citant quelques anecdotes.
7. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 1er février 2009)
8. Source : Félix de Rochegude, Op. cit., p. 35
9. commune de l’Aube dont le nom s’orthographie aujourd’hui Essoyes
10. n° 5 selon Lefeuve
11. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 318. Le bâtiment a été gravé par Krafft et Ransonnette (façade principale, coupe sur la longueur de la grande Salle d’exercices, coupe de la maison ancienne, coupe sur la largeur de la grande Salle d’exercices).
12. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 318
13. ibidem
14. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 320
15. alors n° 4
16. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 1er février 2009)
17. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 320
18. autrefois n° 12, selon une hypothèse émise par Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 319. On note par ailleurs une hésitation des différentes sources entre le n° 20 et le n° 22.
19. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 319
20. Marguerite Castillon du Perron, La Princesse Mathilde, Paris, Amiot Dumont, 1953, pp. 227-228
21. en 1910. Source : Rochegude, Op. cit., p. 35
22. André Becq de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens, Paris, Pierre Horay, 1953
23. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 31 janvier 2009)
24. Source : Mémoires inédits de la comtesse de Genlis

Sources

* Rue de Berri sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs (consulté le 31 janvier 2009)
* Charles Lefeuve, Les anciennes maisons de Paris. Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Paris : C. Reinwald, 5e édition, 1875, 5 vol.
* Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910

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