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Rue de Berri

Posted by admin Web Hosting Wednesday 24 June 2009 5:03 am

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La rue de Berri est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence n° 92, avenue des Champs-Élysées et se termine n° 163, boulevard Haussmann.Histoire

À partir de 1640, l’espace compris aujourd’hui entre les rues du Colisée et de Berri, l’avenue des Champs-Élysées et la rue du Faubourg-Saint-Honoré fut occupé par la pépinière royale, qui fournissait les résidences royales en arbres, arbustes et fleurs. Elle fut désaffectée sous la Régence pour faire place à une opération de lotissement projetée par John Law autour d’un nouvel hôtel des Monnaies. Le terrain fut affecté à Regnard, directeur de la Monnaie, mais le projet resta sans suite[1].

Le terrain de la pépinière devint en 1755 la propriété du comte de Saint-Florentin, Secrétaire d’État à la maison du Roi, qui le céda en 1764 à sa maîtresse, la comtesse de Langeac (1725-1778). Celle-ci le vendit en 1772 au comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI, qui voulait y réaliser une vaste opération immobilière. En application de lettres patentes du 4 avril 1778, il fit ouvrir les rues de Ponthieu, d’Angoulême (partie de l’actuelle rue La Boétie) et Neuve-de-Berri. Les deux dernières rues citées furent nommées en l’honneur des fils du comte d’Artois : le duc d’Angoulême (1775-1844) et le duc de Berry (1778-1820).

La rue de Berri suivait le tracé d’un ancien chemin conduisant de Chaillot au Roule, mentionné dès 1672 sur le plan de Jouvin de Rochefort. On l’appela ensuite ruelle de Chaillot, ou encore ruelle de l’Oratoire parce qu’elle longeait le jardin des Oratoriens[2]. En 1778, le chemin fut pavé et élargi. La rue devint rue de la Fraternité en 1848 avant de prendre sa dénomination actuelle en 1852.

La rue de Berri n’allait à l’origine que jusqu’à la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Elle fut prolongée en 1864 jusqu’au boulevard Haussmann.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

* n° 3 : Hôtel particulier dans lequel, à la Belle Époque, Isabelle Davesne tenait un cabinet de voyance réputé et ne répugnait pas non plus à s’entremettre pour arranger des mariages[3].
* n° 7 : En 1889, le riche héritier d’une famille de planteurs anglo-cubains, Santiago Drake del Castillo, déjà propriétaire d’un hôtel particulier sur les Champs-Élysées (V. n° 2, rue Balzac) et du château de Candé, acheta une partie du parc de la propriété du prince et de la princesse de Hénin (située n° 20 rue Washington) pour y faire construire un nouvel hôtel particulier. Celui-ci fut racheté à ses héritiers en 1925 par l’hôtelier suisse Émile Wolf qui transforma la demeure en hôtel de voyageurs, l’Hôtel Lancaster, où Marlène Dietrich résida pendant trois ans.
* n° 8 : La célèbre comédienne Réjane (1856-1920) prit un appartement dans cet immeuble après avoir habité n° 25, avenue d’Antin. La romancière féministre Gabrielle Réval (1870-1938) était sa voisine dans le même immeuble. Elle était à la fois la tante et l’épouse de Fernand Fleuret, l’érudit ami d’Apollinaire.
* n° 40 : Le compositeur Paul Vidal (1863-1931), Premier Grand Prix de Rome en 1883, habita dans cet immeuble.
* n° 48 : Immeuble où habita, autour de 1900, le comte de Schönbron, « musicien de talent, délicat interprète de Schumann et compositeur sous le nom de Max Gus », selon André Becq de Fouquières[4].

Bâtiments détruits

* n° 1 (angle de l’avenue des Champs-Élysées) : Sous la Révolution française, se trouvait à cet endroit une brasserie appartenant à Jean-François Santerre[5] dit Jehan de La Fontinelle, qui y confectionnait une bière âcre, riche en houblon et réputée aphrodisiaque, appelée la Fontinelle. Il fit faillite en 1803. Sous la monarchie de Juillet, le vicomte Hector de Jailly, auteur dramatique, habitait à l’entresol de cet immeuble et y recevait de nombreuses actrices[6]. Une ménagerie foraine occupait cet emplacement vers 1855[7].
* n° 2 (et n° 92, avenue des Champs-Élysées) : À cet emplacement s’élevait autrefois l’hôtel de Langeac, construit en 1770-1773 par l’architecte Chalgrin pour la comtesse de Langeac (1725-1778), maîtresse du comte de Saint-Florentin, Secrétaire d’État à la maison du Roi, à l’emplacement du pavillon du garde de l’ancienne pépinière royale. Dès 1772, l’hôtel de Langeac était cédé au comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI, qui y installa sa maîtresse, l’actrice Louise Contat. Thomas Jefferson y résida et y installa la légation des États-Unis d’Amérique d’octobre 1785 à septembre 1789. Saisi sous la Révolution, l’hôtel de Langeac fut vendu comme bien national en 1793. Il fut démoli en 1842 et remplacé par l’hôtel de Belleyme-Trévise, où résida le prince Napoléon (Jérôme) et qui fut lui-même démoli en 1898. L’immeuble qui s’élève à cet emplacement abrite aujourd’hui un magasin Monoprix.
* n° 5 : Abritait au début du XXe siècle la célèbre Académie Julian ainsi qu’un garage d’automobiles. Avait été auparavant le Bazar de la Charité et le Palais du Cycle[8].
* n° 7 : Vers 1780, pour Edme Marie Joseph Lemoine d’Essoies[9] (1751-1816), professeur de mathématiques et de physique, l’architecte Antoine-Charles Aubert transforma à cet emplacement[10] un hôtel existant en une « institution polytechnique » qui fut ultérieurement fusionnée avec la Pension Hix, sise rue Matignon[11]. « La distribution des prix avait lieu avec éclat dans une chapelle bâtie par M. Lemoine et qui s’est transformée depuis en brasserie dans la rue de l’Oratoire. L’immeuble principal appartient au beau-père de M. Houssaye, ancien élève lui-même de la pension »[12]. Toujours selon Charles Lefeuve, « la comtesse de Bertrand y donnait de fort jolis bals, sous le règne de Louis-Philippe. »[13] Le peintre Henri Lehmann (1814-1882) eut son atelier dans cette maison.
* n° 12 : À cet emplacement, propriété de Mme Veuve Hérold[14], se dressait vers 1820 une chapelle russe[15] que remplaça en 1861 la cathédrale Alexandre-Nevski de la rue Daru.
* n° 13 : L’hôtel particulier qui se dressait à cet emplacement au début du XXe siècle était la résidence d’un original fortuné, un peu mythomane, qui se faisait appeler Albert de Préverenges et se disait le fils naturel de l’actrice Cécile Sorel et de l’érudit et collectionneur Fernand de Mély (1852-1935)[16].
* n° 16 : A abrité une maison d’éducation dénommée Institution Sainte-Marie[17].
* n° 20[18] : Hôtel construit en 1781 pour Mme de Montesson (1738-1806), épouse morganatique du duc d’Orléans, Louis-Philippe « le Gros ». Elle le mit à la disposition de sa nièce, Mme de Genlis, lorsque celle-ci fut chargée de l’éducation des enfants du duc d’Orléans, futur Philippe-Égalité. L’hôtel fut ensuite habité par la petite-fille de Mme de Genlis, Rose de Valence, épouse du maréchal Gérard[19]. Il fut acquis par Auguste de Gramont (1820-1877), duc de Lesparre, et par la duchesse née Marie Sophie de Ségur (1824-1903), qui y vécurent avec leur gendre et leur fille, le vicomte Frédéric des Acres de L’Aigle (1839-1886) et sa femme née Marie de Gramont (1845-1918). Les Lesparre vendirent l’hôtel, pour une somme raisonnable, à la princesse Mathilde qui s’y installa en 1871 et y tint un célèbre salon. C’est là qu’elle mourut en 1904. Selon Boni de Castellane : « Sa maison de la rue de Berri, tapissée de peluche et meublée à la mode napoléonienne, était hideuse. » La biographe de la princesse Mathilde, Marguerite Castillon du Perron, note que : « L’ambition de la princesse, rue de Berri, fut de continuer la rue de Courcelles. On revit les coussins bariolés, les froufrous, les franges à glands, les potiches et les soies anciennes, les lampes de Chine qui avaient donné à son ameublement un caractère disparate. Comme aux beaux jours de 1868, on trouvait, après avoir traversé un premier salon où étaient réunis les bustes des Bonaparte, la princesse dans le second petit salon, devant son propre buste modelé par Carpeaux. Auprès d’elle se tenaient le général Chauchart [...], la générale Espinasse, Mme de Galbois, Pauline Zeller et Marie Abattucci. Assise sur un canapé bas, jonché de coussins de couleurs vives, elle fourrageait dans sa corbeille à tapisserie, feuilletait un livre. Une lampe de céladon éclairait une table ronde, recouverte de soie rouge, parsemée de revues, de flacons et de bibelots de toute sorte. Des tableaux en grand nombre donnaient à la pièce le même aspect d’intimité restreinte qu’autrefois dans un cadre plus vaste. Sur la cheminée de marbre blanc tournaient les aiguilles dorées d’un cartel Louis XVI. Ces deux pièces, tendues d’une soie cramoisie, préludaient au déploiement de rouge et d’or du grand salon ouvert chaque dimanche. Là, Mathilde avait regroupé les plus belles d’entre ses toiles : les Guardi lumineux, des Tiepolo, une tête farouche de l’école espagnole, un portrait de femme de Reynolds, un ravissant Danloux. Les portes de cette pièce s’ouvraient sur une serre construite sur l’emplacement du jardin de l’hôtel au milieu de laquelle s’élevait un groupe de palmiers entourant le buste de bronze de Napoléon Ier par Chaudet. De part et d’autre, des groupes de meubles capitonnés et des chaises dorées séparaient la pièce en six petites alcôves propices aux entretiens. C’était confortable et laid. Sur l’un des murs, la grande œuvre de Victor Giraud, une toile de sept mètres de long, le Charmeur de serpents, cherchait à dépayser les invités. La serre communiquait avec une salle à manger, prise elle aussi sur le jardin, car décidément l’hôtel était trop petit pour que la princesse pût y recevoir. Tous ceux qui ont été rue de Berri gardent le souvenir d’un impressionnante statuette en argent représentant Bonaparte à Brienne, qui s’élevait au milieu de feuillages, face à l’entrée de cette pièce. Les murs étaient entièrement garnis de tapisseries d’après des cartons de Jules Romain et de Jean d’Udine. Un aigle de bronze déployait ses ailes au milieu de la table. Le service était de Sèvres et la vaisselle de vermeil pour les grands dîners. »[20] De 1905 à 1936, l’hôtel abrita la légation de Belgique avant que celle-ci, devenue ambassade, ne s’installe rue de Surène. Mme Leghait, épouse du ministre de Belgique à Paris, y donna de brillantes réceptions. L’hôtel fut ensuite remanié et défiguré avant d’être rasé, avec les maisons des n°s 18 et 22, et de céder la place à un ensemble de bureaux.
* n° 21 : Chapelle américaine Saint-Honoré, construite en 1849.
* n° 22 : Hôtel de la baronne de Berckheim[21].
* n° 24 : La princesse Mathilde habita brièvement à cette adresse avant de s’installer définitivement au n° 20.
* n° 29 : Anciennement hôtel du marquis de Casa-Riera, aristocrate espagnol très fortuné, qui y reçut la reine Isabelle II d’Espagne lorsque celle-ci dut s’exiler en France. Le peintre Pierre-Victor Galland (1822-1892) réalisa une partie de son décor notamment deux plafonds et une importante voussure. Le jardin, très vaste, s’étendait jusqu’à la rue d’Artois et la rue de Washington. En 1904, un certain Pierre Riera, simple forgeron catalan, accusa le marquis de Casa-Riera d’usurpation d’état civil et revendiqua son énorme fortune, estimée à 150 à 180 millions de francs-or. La presse s’empara de l’affaire. On prétendit que M. de Casa-Riera n’était autre que le fameux et mythique Crawford de l’Affaire Humbert. « Déjà, écrit André Becq de Fouquières, nombre de ceux qui avaient défilé dans la grande loge entre colonnes du marquis à l’Opéra, nombre de familiers de la rue de Berri, se tenaient sur la réserve… Et puis le roman-feuilleton bien compliqué et aux rebondissements bien agencés s’effondra. La conspiration avait échoué. Le grand seigneur espagnol était le marquis de Casa-Riera comme devant. Il ne s’était pas troublé pour autant et, même lorsque le scandale menaçait son honneur, il n’avait rien perdu de son exquise urbanité. »[22] L’hôtel de Casa-Riera fut démoli après 1910 et loti.
* n° 30 : Anciennement hôtel de la marquise de Chaponay, née Constance Schneider (1865-1935). Après elle, il fut la résidence de ses filles, Mlle de Chaponay et Constance Zélie Eudoxie Marie Nicole de Chaponay (1890-1975), duchesse de Lévis-Mirepoix par son mariage avec le duc de Lévis-Mirepoix (1884-1981), membre de l’Académie française. Cette dernière organisait des bals rue de Berri pour les œuvres sociales de la noblesse française.

Divers

* Durant son exil à Paris sous la monarchie de Juillet, Manuel Godoy (1767-1851), prince de la Paix, ainsi que son épouse la princesse Tereza-Luisa de Bourbon, habitèrent rue de Berri, peut-être dans l’hôtel de Langeac[23].
* Sous le Premier Empire, Madame de Staël avança 40 000 francs à Constant, premier valet de chambre de Napoléon Ier, pour l’achat d’une maison sise rue Neuve-de-Berri. Elle eut beaucoup de difficultés à se faire rembourser, ce dont sa correspondance se fait l’écho à de nombreuses reprises.
* Le 22 novembre 1825, Mme de Genlis s’installa n° 106, rue Neuve-de-Berri, « dans une maison d’éducation de jeunes per­sonnes dirigée avec beaucoup de soin par Mme de Bannières »[24].

Notes et références

1. Une nouvelle pépinière fut créée en 1720 au nord du Grand Égoût, dans un rectangle délimité par les actuelles rues de Courcelles à l’ouest et La Boétie (alors chemin de la Pépinière à la Pologne) à l’est, l’angle nord-est de ce rectangle se situant à peu près au niveau de l’actuelle place Saint-Augustin. Cette seconde pépinière fut supprimée en 1826. V. rue de la Pépinière.
2. qui se trouvait entre les actuelles rue de Berri et rue Washington
3. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 31 janvier 2009)
4. André Becq de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens, Paris, Pierre Horay, 1953
5.f rère d’Antoine Joseph Santerre
6. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, pp. 316-318, citant quelques anecdotes.
7. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 1er février 2009)
8. Source : Félix de Rochegude, Op. cit., p. 35
9. commune de l’Aube dont le nom s’orthographie aujourd’hui Essoyes
10. n° 5 selon Lefeuve
11. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 318. Le bâtiment a été gravé par Krafft et Ransonnette (façade principale, coupe sur la longueur de la grande Salle d’exercices, coupe de la maison ancienne, coupe sur la largeur de la grande Salle d’exercices).
12. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 318
13. ibidem
14. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 320
15. alors n° 4
16. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 1er février 2009)
17. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 320
18. autrefois n° 12, selon une hypothèse émise par Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 319. On note par ailleurs une hésitation des différentes sources entre le n° 20 et le n° 22.
19. Charles Lefeuve, Op. cit., tome I, p. 319
20. Marguerite Castillon du Perron, La Princesse Mathilde, Paris, Amiot Dumont, 1953, pp. 227-228
21. en 1910. Source : Rochegude, Op. cit., p. 35
22. André Becq de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens, Paris, Pierre Horay, 1953
23. Source : Rue de Berri [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive] (consulté le 31 janvier 2009)
24. Source : Mémoires inédits de la comtesse de Genlis

Sources

* Rue de Berri sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs (consulté le 31 janvier 2009)
* Charles Lefeuve, Les anciennes maisons de Paris. Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Paris : C. Reinwald, 5e édition, 1875, 5 vol.
* Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910

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La rue Balzac

Posted by admin Web Hosting Friday 12 June 2009 12:25 am

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La rue Balzac est une rue de Paris située non loin de l’Arc de Triomphe, dans le quartier du Faubourg-du-Roule. Elle commence n° 124 avenue des Champs-Élysées et se termine n° 193 rue du Faubourg-Saint-Honoré.Histoire

La rue fut ouverte en 1825 sur les terrains de l’ancien jardin Beaujon entre l’avenue des Champs-Élysées et la rue Chateaubriand par la Société du quartier de la Chartreuse Beaujon. C’était alors une voie privée élégante fermée à chacune de ses extrémités par une grille. Elle reçut le nom d’avenue Fortunée en hommage à l’une des actionnaires de la société, Fortunée Hamelin (1776-1851), l’une des plus fameuses Merveilleuses sous le Directoire, qui avait acquis les anciens jardins Beaujon en association avec MM. Cottin et Rougevin.

En 1842, elle fut prolongée jusqu’à la rue du Faubourg-Saint-Honoré sous le nom de rue de la Tour du Moulin1, en souvenir du célèbre Moulin-Joli de la Folie Beaujon, construit par l’architecte Pierre-Adrien Pâris à peu près au carrefour actuel de la rue Balzac et de la rue Beaujon. Mais elle reprit très rapidement la dénomination de rue Fortunée.

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La rue d’Astorg

Posted by admin Web Hosting Saturday 6 June 2009 1:49 pm

La rue d’Astorg est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence n° 24 rue de la Ville-l’Évêque et se termine place Saint-Augustin.

Histoire

Comme la rue Roquépine, la rue d’Astorg a été ouverte en 1774 sur d’anciens marais appartenant à Louis d’Astorg d’Aubarède, marquis de Roquépine (1714-1782). Elle visait à offrir aux Gardes-Françaises, qui étaient casernées dans l’actuelle rue de la Pépinière (alors rue Neuve-Saint-Charles), un passage facile vers les Champs-Élysées où ils faisaient leur exercice, en coupant à travers ces marécages et en évitant ainsi d’abimer les cultures.
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Rue d’Artois

Posted by admin Web Hosting Friday 5 June 2009 1:42 pm

La rue d’Artois est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence n° 96, rue La Boétie et se termine n° 52, rue Washington.

Histoire

À partir de 1640, l’espace compris aujourd’hui entre les rues du Colisée et de Berri, l’avenue des Champs-Élysées et la rue du Faubourg-Saint-Honoré fut occupé par la pépinière royale, qui fournissait les résidences royales en arbres, arbustes et fleurs. Elle fut désaffectée sous la Régence pour faire place à une opération de lotissement projetée par John Law mais qui ne fut pas réalisée[1].

Le terrain de la pépinière devint en 1755 la propriété du comte de Saint-Florentin, Secrétaire d’État à la maison du Roi, qui le céda en 1764 à sa maîtresse, la marquise de Langeac. Celle-ci le vendit en 1772 au comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI, qui y fit construire de somptueuses écuries[2] et projeta d’y créer un quartier à l’anglaise qui se serait appelé la Nouvelle-Londres. Vers 1778, il fit ouvrir les rues de Ponthieu, d’Angoulême (partie de l’actuelle rue La Boétie) et de Berri.

La Révolution française interrompit ce projet. La propriété du comte d’Artois fut saisie et vendue comme bien national. La rue Neuve-de-Poitiers fut ouverte en 1823 entre les rues La Boétie et de Berri et rebaptisée peu après rue des Écuries-d’Artois. Elle fut prolongée à l’ouest en 1842 sur les terrains de l’ex-Folie Beaujon. En 1848, l’ensemble de la voie reçut le nom de rue de la Réforme en raison de sa proximité avec la rue de l’Oratoire-du-Roule (actuelle rue Washington). En 1852, elle redevint rue des Écuries-d’Artois. En 1877, la partie située à l’ouest de l’avenue de Friedland en fut séparée sous le nom de rue Berryer. En 1897, elle reçut sa dénomination actuelle de rue d’Artois.

Bâtiments remarquables

Notes et références

1. ↑ Une nouvelle pépinière fut créée en 1720 au nord du Grand Égoût, dans un rectangle délimité par les actuelles rues de Courcelles à l’ouest et La Boétie (alors chemin de la Pépinière à la Pologne) à l’est, l’angle nord-est de ce rectangle se situant à peu près au niveau de l’actuelle place Saint-Augustin. Cette seconde pépinière fut supprimée en 1826. V. rue de la Pépinière.
2. ↑ situées à l’emplacement des actuels n°s 139 et 141 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré

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Rue d’Anjou

Posted by admin Web Hosting Saturday 30 May 2009 10:42 am

La rue d’Anjou est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence rue du Faubourg-Saint-Honoré et se termine rue de la Pépinière.
Sommaire

Histoire

L’existence de la voie est attestée dès le XVIe siècle. Elle s’appela d’abord rue des Morfondus avant de prendre la dénomination de rue d’Anjou en l’honneur du duc d’Anjou, devenu roi de France en 1574 sous le nom de Henri III.

Elle faisait partie du bourg dénommé dès le XIIe siècle Clos de la Ville l’Évêque parce que l’évêque de Paris y possédait une maison de campagne. Ce fut longtemps un quartier champêtre, de fermes, de petites maisons et de jardins. Avec l’aménagement des Champs-Élysées à partir de 1670, des hôtels de financiers ou de grands seigneurs commencèrent d’y être élevés. Le commencement du Faubourg Saint-Honoré et la rue d’Anjou furent rattachés à la Ville de Paris par un arrêt du Conseil du roi du 30 janvier 1722, bien qu’ils fussent alors situés à l’extérieur de l’enceinte de la capitale qui se trouvait à la porte Saint-Honoré près de l’église de l’Assomption.

À cette époque, sur le côté est de la rue d’Anjou, n’existaient encore que deux petites maisons, l’une à l’angle de la rue du Faubourg-Saint-Honoré et l’autre à l’angle de la rue de Surène. Les terrains situés le long de la rue dépendaient de la censive de l’archevêché de Paris et appartenaient à une dame Bergerat, épouse non commune en biens d’un sieur Doye. Par acte passé devant Me Regnard, notaire à Paris le 12 septembre 1715, celle-ci en fit donation à la dame Bodemegarre ainsi qu’au gendre et à la fille de celle-ci, Guillaume Choard, marquis de Buzenval, et dame Anne-Françoise Thuillier, son épouse. Le 29 novembre 1719[1], ceux-ci, restés seuls possesseurs après la mort de la dame Bodemegarre, vendirent la propriété à Charles de Salabéry, président à la Chambre des comptes, et à son épouse née Anne-Françoise de Barbon de Baloup. Ceux-ci les revendirent le 27 décembre 1725[2] au profit d’Antoine Mazin (1679-1740), ingénieur du roi Louis XV, Garde des plans des maisons royales et des fortifications de France et de son épouse née Claire-Rose Tartonne.

Mazin divisa les terrains en quatre lots et fit construire sur chacun un bâtiment d’habitation. Les six immeubles qui se trouvaient ainsi sur le côté droit de la rue d’Anjou entre le Faubourg Saint-Honoré et la rue de Surène furent donc numérotés de 1 à 6 au terrier de l’archevêché. À la mort de Mazin en 1740, les immeubles numérotés 2 à 5 formèrent une indivision entre sa veuve et ses trois enfants. Ceux-ci vendirent le plus important, le n° 5, correspondant aux actuels n°s 10, 12 et 14, le 22 mai 1750[3] au profit de Pierre Oursin, seigneur d’Ygoville. L’immeuble n° 4, correspondant à l’actuel n° 8, fut vendu le 12 février 1751[4] à Marie-Anne Mercier, veuve de Maurice Marquet (V. Famille Marquet). Le lendemain[5], cette dame faisait également l’acquisition du lot n° 3, qui tenait par derrière à une ruelle dite des Cordiers et qui avait été vendu auparavant par les consorts Mazin au marquis François-Camille de Polignac (1718-1802) et à sa femme née Marie-Louise de La Garde (1721-1779).

La veuve Marquet réunit les propriétés n°s 3 et 4. À sa mort en 1763, elles passèrent par héritage[6] à l’un de ses fils, Jacques Marquet de Bourgade, qui avait son hôtel n° 8 place Vendôme. Le 26 janvier 1769, celui-ci fit également l’acquisition auprès des consorts Mazin, qui en étaient restés propriétaires, du lot n° 2[7]. Les trois lots ainsi réunis constituèrent un seul immeuble de 317 toises 15 pieds de superficie correspondant à l’actuel n° 8.

Cette propriété tenait au sud au lot n° 1 appartenant à Charles Millet (actuel n° 4). L’angle de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, qui portait le n° 24 de cette voie, était occupé par la maison du sieur Trézel, épicier. L’angle de la rue de Surène était une petite maison appartenant au sieur Riffe. La réunion par Marquet de Bourgade des lots n°s 2, 3 et 4 entraîna une nouvelle numérotation du côté droit de la rue de 1 à 4 à la censive de l’archevêché[8], le n° 1 correspondant à la propriété Millet, le n° 2 à la propriété Marquet de Bourgade, le n° 3 à la propriété Oursin d’Ygoville et le n° 4 à la maison Riffe.

Juste avant la Révolution française, la rue d’Anjou se vit appliquer le système de numérotation en vigueur qui commençait sur le côté gauche puis revenait en sens inverse sur le côté droit, le premier et le dernier numéro se faisant vis-à-vis. L’hôtel de Contades, sur le côté gauche, occupait ainsi le n° 7 tandis que l’immeuble situé à l’angle de la rue de Surène sur le côté droit portait le n° 130 (ancien n° 4 de la censive).

Le marquis de La Fayette (1757-1834) habita n° 35 rue d’Anjou sous la Restauration entre 1818 et 1824, à proximité de son fils Georges qui demeurait au n° 38 chez son beau-père, Destutt de Tracy. Réélu député en 1827, il loua un appartement au n° 6 (actuel n° 8) où il habita jusqu’à sa mort.

Bâtiments remarquables

* n° 4 (n° 4 en 1804, n° 133 en 1787, n° 1 de la censive) : Au XVIIIe siècle, cette propriété avait appartenu à Augustin Blondel de Gagny, qui l’avait vendue le 12 août 1758[9] à dame Anne-Claude Le Tessier, veuve de François Millet, épouse en secondes noces, non commune en biens, d’Henry-Louis Eshallard, marquis de La Marck. Charles Millet, receveur général des finances à Moulins, en avait hérité de sa mère en 1769[10]. Cette propriété tenait par l’arrière à la cour des Coches (V. cité du Retiro). Avant la Révolution française, l’hôtel était loué au fermier général Pierre Paul, baron de Kolly (1751-1793). Le Guide des voyageurs de Paris de Thierry indique en 1787 : « La rue d’Anjou vous offrira à droite, au n° 133, dans la maison occupée par M. Kolly, fermier général, un objet de perspective représentant un arc de triomphe, au travers duquel on aperçoit un paysage orné de fabriques d’architecture. Ce morceau est fort bien peint. »[11] En 1827, on trouvait dans cet hôtel la légation de Lucques, le duc de San Carlos, ministre plénipotentiaire, et le comte René de La Tour du Pin-Chambly, propriétaire[12]. Sous le Second Empire, on y trouvait outre le propriétaire le comte de La Tour du Pin-Chambly, le vicomte de Nétumières, le comte et le vicomte de Poret, le marquis de Chauvelin, le comte Marquet de Montbreton. À partir de 1865, Léopold Javal (1804-1872), député de l’Yonne, Adolphe Barrot (1801-1870), sénateur.

Le marquis de La Fayette vers 1825.

* n° 8 (n° 6 en 1804, n° 132 en 1787, n° 2 de la censive) : Hôtel Marquet de Bourgade : Hôtel construit en 1726-1729 par Antoine Mazin (1679-1740), ingénieur du roi Louis XV, Garde des plans des maisons royales et des fortifications de France. Vendu en 1751 à la veuve Marquet (V. Famille Marquet). Passé en 1763 à son fils, Jacques Marquet de Bourgade (1718-1784), directeur général des vivres, qui agrandit la propriété. Sur la fin de sa vie, celui-ci va s’installer chez un neveu[13] et loue l’hôtel pour 14 000 livres par an au comte d’Artois qui en utilise une partie pour y installer provisoirement ses écuries[14] avant que celles-ci n’intègrent le nouveau bâtiment qu’il fait construire à cet effet (V. rue d’Artois). À la mort de Marquet de Bourgade en 1784, ses biens sont recueillis par son frère, Daniel Marquet de Montbreton et les trois enfants survivants de Louis Marquet de Mont-Saint-Peyre[15]. Ceux-ci restent dans l’indivision jusqu’au 17 novembre 1788, date à laquelle un partage, rendu définitif par acte du 10 mai 1789, attribue l’immeuble de la rue d’Anjou à Daniel Marquet de Montbreton (1724-1798), receveur général des finances à Rouen[16]. À sa mort, l’hôtel passe à ses quatre fils survivants dont trois habitent l’hôtel : David, baron de Villemoyenne ; Auguste (1766-1819) et Jacques, baron de Norvins (1769-1854). Ils restent dans l’indivision jusqu’au 10 juin 1829[17] date après laquelle Louis Marquet, comte de Montbreton, reste seul propriétaire de l’hôtel moyennant le prix de 300 000 francs. L’immeuble avait fait l’objet de divers aménagements[18] afin d’y créer des appartements pour louer. En 1827, on comptait ainsi parmi les locataires, outre Marquet de Norvins et Marquet de Villemoyenne, la comtesse d’Aguesseau, veuve d’Henri Cardin Jean-Baptiste d’Aguesseau, le baron Bardin, maréchal de camp, le général-comte Belliard, le marquis de Pierrecourt, M. Matteucci, ministre-résident de Toscane, et M. Pistoi, ambassadeur de Toscane[19]. Dans le courant de l’année 1827, le marquis de La Fayette, qui venait de retrouver un siège à la Chambre des députés et avait donc besoin d’un logement à Paris pendant la durée des sessions, loua l’appartement situé au premier étage de l’aile de gauche sur la cour. Lorsqu’il était à Paris, ce qui était le cas en hiver et pendant les sessions des chambres[20], La Fayette recevait tous les mardis soirs rue d’Anjou une foule bigarrée, comprenant de nombreux Américains de passage[21]. Le romancier américain Fenimore Cooper, qui lui rendit visite rue d’Anjou, a donné quelques détails sur son installation dans une lettre de février 1832[22]. C’est dans cet appartement que La Fayette mourut le 20 mai 1834 à 4 h 30 du matin à l’âge de 77 ans. Après la mort de Louis Marquet de Montbreton en 1834, ses enfants vendirent l’immeuble[23] à Alexandre-Nicolas de Lopès. Celui-ci le revendit en 1846 pour la somme de 600 000 francs[24] à Athénaïs-Zoé Place, née Lafond, qui demeurait dans la maison. Celle-ci décéda moins de trois mois plus tard, le 5 juillet 1846. Ses héritiers cédèrent l’immeuble à Joseph Place[25] qui le revendit en 1853 pour 517 700 francs[26] à Sébastien-Marie Archdeacon, agent de change, qui se réserva l’ancien appartement de La Fayette jusqu’à sa mort en 1871. L’immeuble portait alors les n°s 6 et 8 : n° 6 pour le bâtiment à droite de la porte cochère et n° 8 pour le bâtiment en aile gauche mais, peu de temps après, seul le n° 8 était conservé pour l’ensemble de la propriété. Les principaux locataires étaient alors le vicomte de Monteaux, la comtesse de Kélergie, Me Bénard, ancien avocat à la Cour de cassation et le célèbre physiologiste François Magendie qui y mourut le 7 octobre 1855 dans l’appartement situé au premier étage du bâtiment à droite. Sous le Second Empire, on signale encore à cette adresse le baron Lecouteux, le baron de Portal, conseiller d’État honoraire, les frères Ernest et Edmond Santerre, anciens agents de change, la comtesse Malergy, le colonel Balbastroux, le vicomte de Ludres, la baronne Oberkampf. Une note du contrôleur des contributions directes décrit à cette époque l’immeuble comme suit : « Cette maison qui a treize croisées de face, en formait deux autrefois. Le corps de logis principal est sur la rue, s’étendant en aile gauche et en retour au fond d’une assez belle cour [...] Les quatre principaux appartements sont vastes et beaux, notamment celui du rez-de-chaussée qui est richement décoré ; les autres plus ou moins grands, sont ordinaires. Il y a de belles remises et écuries. »[27] Vers la même époque, le sommier de la contribution foncière décrit l’immeuble comme suit : « Propriété ayant entrée de porte cochère, composée de deux corps de logis, avec cour au milieu, treize croisées de face sur la rue ; et d’un troisième bâtiment pour communs, avec cour particulière. Le premier corps, à gauche de la grande cour, faisant retour au fond et sur la rue, est partie simple en profondeur, et est élevé, sur caves, d’un rez-de-chaussée, de deux étages comprenant chacun un bel appartement, et d’un troisième étage pour dépendances. L’autre corps, à droite de la cour, est double en profondeur, de même élévation, et ne comprend que deux appartements, avec boutiques au rez-de-chaussée. Dans une deuxième cour à droite, sont deux bâtiments sur terre, loués pour écuries et remises, avec un étage au dessus. L’immeuble a 166 fenêtres. »[28] Au décès de Sébastien-Marie Archedeacon, sa veuve continua à habiter l’hôtel dont elle se était devenue propriétaire conjointement avec ses deux fils, Edmond, agent de change et député de Paris, et Philippe-Victor. En 1883, ils vendirent l’immeuble à la comtesse Pastré. Le corps de logis à gauche était alors occupé par les veuves des anciens agents de change Sébastien Archedeacon, Ernest Santerre et Edmond Santerre ; le corps de logis à droite par Mme Augé de Lassus[29], M. d’Aillières père, rentier, M. d’Aillières fils, auditeur au Conseil d’État, le comte d’Aulan et Achille Beguin, artiste peintre, Marie de Villiars, artiste sculpteur. L’immeuble abrita ensuite Paul Royer-Collard, avocat, Sacha Guitry avec sa première femme Charlotte Lysès (1877-1956), l’auteur dramatique Edmond Sée, le marquis Brachet de Floressac[30], Félix Liouville, avocat et député de la Seine[31], André Goirand, ancien avoué et sénateur des Deux-Sèvres[32]. L’appartement du rez-de-chaussée du bâtiment de gauche, le plus beau de l’hôtel, a conservé jusqu’aujourd’hui sa belle décoration rocaille[33].
* n°s 10-12 (n° 8 en 1804, n° 131 en 1787, n° 3 de la censive) : Bel immeuble abritant le siège du Centre national de la fonction publique territoriale. Avec l’actuel n° 14, c’était au XVIIIe siècle la propriété Oursin d’Ygoville[34] correspondant au plus important des lots lotis par Antoine Mazin. En 1827, on trouvait à cette adresse le marquis de Custine, le marquis de Crenay, maréchal de camp, le marquis de Ravenel, Marbeau, trésorier général des Invalides de la Marine et Mme Lebrun, peintre[35].
* n° 14 (n° 10 en 1804, n° 131 en 1787, n° 3 de la censive) : Issu de la propriété Oursin d’Ygoville, cet immeuble abritait en 1827 les écuries de l’ambassade d’Angleterre[36]. Sous le Second Empire, on y trouvait le marquis de La Bourdonnaye, le comte de Bréon, l’ancien ministre Édouard Drouyn de Lhuys (1805-1881), le marquis de Nadaillac, le vicomte de Waresquiel, le comte de Chabrillan, le comte de Courcy.

Bâtiments détruits

* Hôtel de Contades : Ancienne mairie du Ier arrondissement.
* n° 16 (angle de la rue de Surène, n° 130 en 1787, n° 4 de la censive) : À cet emplacement se trouvait depuis au moins le XVIIe siècle une petite maison qui appartenait au XVIIIe siècle à un sieur Riffe. Elle devint le Bureau des voitures publiques des environs de Paris, ainsi décrit dans le Guide des voyageurs de Paris de Thierry en 1787 : « Les voitures de ce bureau font le service de toutes les routes aboutissantes (sic) aux portes Saint-Honoré et de la Conférence jusqu’aux distances qui leur sont prescrites. Il y a dans ce bureau une messagerie qui part tous les jours pour Ruel, et revient le même jour. Il en coûte dans les voitures à quatre places 15 sols par lieue et par personne, et dans les guinguettes 8 sols par lieue et par place. » Le bureau seul se trouvait à l’angle de la rue d’Anjou et de la rue de Surène. Les voitures étaient remisées par derrière dans un vaste espace situé entre les immeubles de la rue d’Anjou et ceux de la rue de La Madeleine (actuelle rue Boissy-d’Anglas), où étaient installés précédemment les carrosses et chevaux du roi à l’emplacement de l’actuelle cité du Retiro qu’on appelait avant 1807 la cour des Coches.
* Hôtels de Montvile : deux hôtels particuliers construits en 1764 par l’architecte Étienne-Louis Boullée.
* Hôtel d’Aligre : son jardin s’étendait jusqu’à la rue d’Astorg.

Habitants célèbres

* Adolphe Barrot (1801-1870), ambassadeur et sénateur du Second Empire.
* Augustin Daniel Belliard (1769-1832), général de division.
* Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy (1754-1836), philosophe.
* Édouard Drouyn de Lhuys (1805-1881), ancien ministre, membre de l’Institut.
* André Goirand (1879-1952), ancien avoué et sénateur des Deux-Sèvres.
* Sacha Guitry (1885-1957), auteur dramatique et metteur en scène.
* Léopold Javal (1804-1872), banquier et député de l’Yonne.
* Gilbert du Motier de La Fayette (1757-1834), général et homme politique.
* Félix Liouville (1859-1947), avocat et député de la Seine.
* François Magendie (1783-1855), médecin et physiologiste.
* Jacques Marquet de Montbreton, baron de Norvins (1769-1854), historien.
* Jeanne-Françoise Quinault (1699-1783), actrice.
* Edmond Sée (1875-1959), auteur dramatique.

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