Posts Tagged ‘Commencement’
Rue de la Bienfaisance
Posted by admin Web Hosting Thursday 25 June 2009 6:17 am


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Histoire
La rue est indiquée sur le plan de Verniquet mais sans dénomination. Lors de sa séance du 9 février 1793, le bureau de la ville autorisa le nivellement de la rue pour la rendre praticable entre la rue des Rochers et la rue de Miromesnil. Elle est alors citée avec la dénomination de rue de l’Observance, peut-être parce que des religieux de l’Observance y avaient demeuré quelque temps, au commencement du règne de Louis XVI[1].
Lors de la construction de l’abattoir du Roule (V. Rue de Miromesnil), la rue fut prolongée en 1816 jusqu’à l’avenue latérale gauche de cet établissement et prit le nom de rue de la Bienfaisance, en l’honneur du Docteur Goetz (†1813), médecin qui habitait au n° 5 et était célèbre pour ses nombreux actes de bienfaisance. Une décision ministérielle du 12 juillet 1816 fixa alors la largeur de la rue à 10 mètres. Elle fut alignée en 1846 et sa largeur fut alors portée à 12 mètres.
En 1883, la partie comprise entre la rue de Miromesnil et la rue de Téhéran fut ouverte sur les terrains de l’ancien abattoir du Roule, désaffecté dans les années 1860.
La partie comprise entre le boulevard Malesherbes et la rue de Miromesnil fut appelée rue de Rovigo de 1869 à 1879 en l’honneur d’Anne Jean Marie René Savary, duc de Rovigo.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
* n° 28 : La société « Mors Électricité », spécialisée en fabrication de matériel électrique, téléphone, signalisation ferroviaire, etc., fut fondée à cette adresse en 1851 par Louis et Émile Mors (V. Mors).
* n° 29 : Hôtel de Mme A. Schelcher (en 1910)[2].
* n° 36 : Hôtel où vécurent à partir de 1893 l’industriel et homme politique Lazare Weiller (1858-1928) et sa femme née Alice Javal.
* n° 41 : Hôtel de Broglie : Construit en 1896 par l’architecte Ernest Sanson pour le prince François de Broglie (1851-1939), quatrième fils d’Albert de Broglie, 4e duc de Broglie.
* n° 48 : Hôtel Van Blarenberghe : Construit en 1865 mais surélevé et dénaturé. Il fut en 1906 le théâtre d’un fait divers tragique : Henri Van Blarenberghe, fils du président de la Compagnie des chemins de fer de l’Est, dans un accès de démence, tua sa mère et se suicida ensuite en se tailladant la gorge avec un rasoir puis en se tirant une balle dans la tête[3]. Marcel Proust consacra un article à cette affaire, publié dans Le Figaro en 1907.
* n° 50 : Hôtel de Ribes : Résidence du comte Édouard de Ribes. Dans la même famille depuis le XIXe siècle.
Bâtiments détruits
* n° 7 : En 1857, pension de jeunes gens dirigée par M. Jacquet et fondée par M. Rétif[4]. En 1910, École libre de la paroisse Saint-Augustin.
* n° 9 (ancien n° 5) : Emplacement de la maison du Docteur Goetz, occupée après lui par l’homme politique Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873). Elle a été détruite en 1890 lors de l’agrandissement de l’école du n° 7.
* n° 44 : Hôtel construit en 1866, appartenant en 1910 au Docteur Étienne Lancereaux (1829-1910)[5].
Habitants célèbres
* Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), homme politique (n° 9)[6].
* Marthe Chenal (1881-1947), soprano (n° 42, en 1910)[7].
* Le comte Louis de Turenne d’Aynac (n° 9, en 1906)[8].
Notes et références
1. Source : Lefeuve, Op. cit.
2. Rochegude, Op. cit., p. 51
3. Rochegude, Op. cit., p. 51
4. Source : Lefeuve, Op. cit.
5. Rochegude, Op. cit., p. 51
6. Rochegude, Op. cit., p. 50
7. Rochegude, Op. cit., p. 51
8. Journal de la Société des Américanistes
La rue de Babylon
Posted by admin Web Hosting Wednesday 10 June 2009 10:05 am
La rue de Babylone est une rue de la 7ème zone de Paris.
Bernard de Saint-Thérèse, évêque de Babylone, a eu plusieurs maisons là.
Histoire
Ce s’est appelé au commencement la rue de Fresnaye, puis rue de Grenelle ou de Maladrerie jusqu’en 1669. En 1714, on a compté seulement deux maisons là ; le reste était le cours de la ville, puis la barrière et la plaine de Grenelle. Le brevet d’inventions du 18 février 1720 a commandé qu’il est continué au nouveau rempart ; quarante-cinq ans après, ses constructions ont été limitées par la rue de la cuve, un côté, et par la rue Vaneau, autre. Le compte de la Provence a acquis une terre après, et les casernes de Babylone ont été construites là, au sujet de l’année 1780, pour les soldats du gardes-fran1caises. La rue de Babylone, en 1810, est apparue parmi ceux dont les nombres étaient rouges, et Saint-Victor avait juste payé lui, dans son Tableau de Paris, aux hôtels de Damascus, de Châtillon, de Barbançon et de Queueille.
Monuments énumérés
Non 57 : construction de la pagoda (façades et toits ; grande pièce avec sa décoration).
Non 96 : Hôtel de Matignon et ses dépendances.
Théâtre
La rue de Babylone, est également un jeu en Jean-Marie Besset qui décrit un discours philosophique la vie entre le G., un homme parisien de classe moyenne et un SDF, dans un hall d’établir la soirée de Noël. À plusieurs occasions, le G. essaye de se débarasser du SDF, qui le menace en échange pour indiquer à son épouse qu’il a une maîtresse, Gaby. À l’extrémité, on inclut/comprend que le SDF n’est pas là pour rien, il est l’ancien mari de Gaby. durée de 1:35.
Rue d’Anjou
Posted by admin Web Hosting Saturday 30 May 2009 10:42 am
La rue d’Anjou est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence rue du Faubourg-Saint-Honoré et se termine rue de la Pépinière.
Sommaire
Histoire
L’existence de la voie est attestée dès le XVIe siècle. Elle s’appela d’abord rue des Morfondus avant de prendre la dénomination de rue d’Anjou en l’honneur du duc d’Anjou, devenu roi de France en 1574 sous le nom de Henri III.
Elle faisait partie du bourg dénommé dès le XIIe siècle Clos de la Ville l’Évêque parce que l’évêque de Paris y possédait une maison de campagne. Ce fut longtemps un quartier champêtre, de fermes, de petites maisons et de jardins. Avec l’aménagement des Champs-Élysées à partir de 1670, des hôtels de financiers ou de grands seigneurs commencèrent d’y être élevés. Le commencement du Faubourg Saint-Honoré et la rue d’Anjou furent rattachés à la Ville de Paris par un arrêt du Conseil du roi du 30 janvier 1722, bien qu’ils fussent alors situés à l’extérieur de l’enceinte de la capitale qui se trouvait à la porte Saint-Honoré près de l’église de l’Assomption.
À cette époque, sur le côté est de la rue d’Anjou, n’existaient encore que deux petites maisons, l’une à l’angle de la rue du Faubourg-Saint-Honoré et l’autre à l’angle de la rue de Surène. Les terrains situés le long de la rue dépendaient de la censive de l’archevêché de Paris et appartenaient à une dame Bergerat, épouse non commune en biens d’un sieur Doye. Par acte passé devant Me Regnard, notaire à Paris le 12 septembre 1715, celle-ci en fit donation à la dame Bodemegarre ainsi qu’au gendre et à la fille de celle-ci, Guillaume Choard, marquis de Buzenval, et dame Anne-Françoise Thuillier, son épouse. Le 29 novembre 1719[1], ceux-ci, restés seuls possesseurs après la mort de la dame Bodemegarre, vendirent la propriété à Charles de Salabéry, président à la Chambre des comptes, et à son épouse née Anne-Françoise de Barbon de Baloup. Ceux-ci les revendirent le 27 décembre 1725[2] au profit d’Antoine Mazin (1679-1740), ingénieur du roi Louis XV, Garde des plans des maisons royales et des fortifications de France et de son épouse née Claire-Rose Tartonne.
Mazin divisa les terrains en quatre lots et fit construire sur chacun un bâtiment d’habitation. Les six immeubles qui se trouvaient ainsi sur le côté droit de la rue d’Anjou entre le Faubourg Saint-Honoré et la rue de Surène furent donc numérotés de 1 à 6 au terrier de l’archevêché. À la mort de Mazin en 1740, les immeubles numérotés 2 à 5 formèrent une indivision entre sa veuve et ses trois enfants. Ceux-ci vendirent le plus important, le n° 5, correspondant aux actuels n°s 10, 12 et 14, le 22 mai 1750[3] au profit de Pierre Oursin, seigneur d’Ygoville. L’immeuble n° 4, correspondant à l’actuel n° 8, fut vendu le 12 février 1751[4] à Marie-Anne Mercier, veuve de Maurice Marquet (V. Famille Marquet). Le lendemain[5], cette dame faisait également l’acquisition du lot n° 3, qui tenait par derrière à une ruelle dite des Cordiers et qui avait été vendu auparavant par les consorts Mazin au marquis François-Camille de Polignac (1718-1802) et à sa femme née Marie-Louise de La Garde (1721-1779).
La veuve Marquet réunit les propriétés n°s 3 et 4. À sa mort en 1763, elles passèrent par héritage[6] à l’un de ses fils, Jacques Marquet de Bourgade, qui avait son hôtel n° 8 place Vendôme. Le 26 janvier 1769, celui-ci fit également l’acquisition auprès des consorts Mazin, qui en étaient restés propriétaires, du lot n° 2[7]. Les trois lots ainsi réunis constituèrent un seul immeuble de 317 toises 15 pieds de superficie correspondant à l’actuel n° 8.
Cette propriété tenait au sud au lot n° 1 appartenant à Charles Millet (actuel n° 4). L’angle de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, qui portait le n° 24 de cette voie, était occupé par la maison du sieur Trézel, épicier. L’angle de la rue de Surène était une petite maison appartenant au sieur Riffe. La réunion par Marquet de Bourgade des lots n°s 2, 3 et 4 entraîna une nouvelle numérotation du côté droit de la rue de 1 à 4 à la censive de l’archevêché[8], le n° 1 correspondant à la propriété Millet, le n° 2 à la propriété Marquet de Bourgade, le n° 3 à la propriété Oursin d’Ygoville et le n° 4 à la maison Riffe.
Juste avant la Révolution française, la rue d’Anjou se vit appliquer le système de numérotation en vigueur qui commençait sur le côté gauche puis revenait en sens inverse sur le côté droit, le premier et le dernier numéro se faisant vis-à-vis. L’hôtel de Contades, sur le côté gauche, occupait ainsi le n° 7 tandis que l’immeuble situé à l’angle de la rue de Surène sur le côté droit portait le n° 130 (ancien n° 4 de la censive).
Le marquis de La Fayette (1757-1834) habita n° 35 rue d’Anjou sous la Restauration entre 1818 et 1824, à proximité de son fils Georges qui demeurait au n° 38 chez son beau-père, Destutt de Tracy. Réélu député en 1827, il loua un appartement au n° 6 (actuel n°
où il habita jusqu’à sa mort.
Bâtiments remarquables
* n° 4 (n° 4 en 1804, n° 133 en 1787, n° 1 de la censive) : Au XVIIIe siècle, cette propriété avait appartenu à Augustin Blondel de Gagny, qui l’avait vendue le 12 août 1758[9] à dame Anne-Claude Le Tessier, veuve de François Millet, épouse en secondes noces, non commune en biens, d’Henry-Louis Eshallard, marquis de La Marck. Charles Millet, receveur général des finances à Moulins, en avait hérité de sa mère en 1769[10]. Cette propriété tenait par l’arrière à la cour des Coches (V. cité du Retiro). Avant la Révolution française, l’hôtel était loué au fermier général Pierre Paul, baron de Kolly (1751-1793). Le Guide des voyageurs de Paris de Thierry indique en 1787 : « La rue d’Anjou vous offrira à droite, au n° 133, dans la maison occupée par M. Kolly, fermier général, un objet de perspective représentant un arc de triomphe, au travers duquel on aperçoit un paysage orné de fabriques d’architecture. Ce morceau est fort bien peint. »[11] En 1827, on trouvait dans cet hôtel la légation de Lucques, le duc de San Carlos, ministre plénipotentiaire, et le comte René de La Tour du Pin-Chambly, propriétaire[12]. Sous le Second Empire, on y trouvait outre le propriétaire le comte de La Tour du Pin-Chambly, le vicomte de Nétumières, le comte et le vicomte de Poret, le marquis de Chauvelin, le comte Marquet de Montbreton. À partir de 1865, Léopold Javal (1804-1872), député de l’Yonne, Adolphe Barrot (1801-1870), sénateur.
Le marquis de La Fayette vers 1825.
* n° 8 (n° 6 en 1804, n° 132 en 1787, n° 2 de la censive) : Hôtel Marquet de Bourgade : Hôtel construit en 1726-1729 par Antoine Mazin (1679-1740), ingénieur du roi Louis XV, Garde des plans des maisons royales et des fortifications de France. Vendu en 1751 à la veuve Marquet (V. Famille Marquet). Passé en 1763 à son fils, Jacques Marquet de Bourgade (1718-1784), directeur général des vivres, qui agrandit la propriété. Sur la fin de sa vie, celui-ci va s’installer chez un neveu[13] et loue l’hôtel pour 14 000 livres par an au comte d’Artois qui en utilise une partie pour y installer provisoirement ses écuries[14] avant que celles-ci n’intègrent le nouveau bâtiment qu’il fait construire à cet effet (V. rue d’Artois). À la mort de Marquet de Bourgade en 1784, ses biens sont recueillis par son frère, Daniel Marquet de Montbreton et les trois enfants survivants de Louis Marquet de Mont-Saint-Peyre[15]. Ceux-ci restent dans l’indivision jusqu’au 17 novembre 1788, date à laquelle un partage, rendu définitif par acte du 10 mai 1789, attribue l’immeuble de la rue d’Anjou à Daniel Marquet de Montbreton (1724-1798), receveur général des finances à Rouen[16]. À sa mort, l’hôtel passe à ses quatre fils survivants dont trois habitent l’hôtel : David, baron de Villemoyenne ; Auguste (1766-1819) et Jacques, baron de Norvins (1769-1854). Ils restent dans l’indivision jusqu’au 10 juin 1829[17] date après laquelle Louis Marquet, comte de Montbreton, reste seul propriétaire de l’hôtel moyennant le prix de 300 000 francs. L’immeuble avait fait l’objet de divers aménagements[18] afin d’y créer des appartements pour louer. En 1827, on comptait ainsi parmi les locataires, outre Marquet de Norvins et Marquet de Villemoyenne, la comtesse d’Aguesseau, veuve d’Henri Cardin Jean-Baptiste d’Aguesseau, le baron Bardin, maréchal de camp, le général-comte Belliard, le marquis de Pierrecourt, M. Matteucci, ministre-résident de Toscane, et M. Pistoi, ambassadeur de Toscane[19]. Dans le courant de l’année 1827, le marquis de La Fayette, qui venait de retrouver un siège à la Chambre des députés et avait donc besoin d’un logement à Paris pendant la durée des sessions, loua l’appartement situé au premier étage de l’aile de gauche sur la cour. Lorsqu’il était à Paris, ce qui était le cas en hiver et pendant les sessions des chambres[20], La Fayette recevait tous les mardis soirs rue d’Anjou une foule bigarrée, comprenant de nombreux Américains de passage[21]. Le romancier américain Fenimore Cooper, qui lui rendit visite rue d’Anjou, a donné quelques détails sur son installation dans une lettre de février 1832[22]. C’est dans cet appartement que La Fayette mourut le 20 mai 1834 à 4 h 30 du matin à l’âge de 77 ans. Après la mort de Louis Marquet de Montbreton en 1834, ses enfants vendirent l’immeuble[23] à Alexandre-Nicolas de Lopès. Celui-ci le revendit en 1846 pour la somme de 600 000 francs[24] à Athénaïs-Zoé Place, née Lafond, qui demeurait dans la maison. Celle-ci décéda moins de trois mois plus tard, le 5 juillet 1846. Ses héritiers cédèrent l’immeuble à Joseph Place[25] qui le revendit en 1853 pour 517 700 francs[26] à Sébastien-Marie Archdeacon, agent de change, qui se réserva l’ancien appartement de La Fayette jusqu’à sa mort en 1871. L’immeuble portait alors les n°s 6 et 8 : n° 6 pour le bâtiment à droite de la porte cochère et n° 8 pour le bâtiment en aile gauche mais, peu de temps après, seul le n° 8 était conservé pour l’ensemble de la propriété. Les principaux locataires étaient alors le vicomte de Monteaux, la comtesse de Kélergie, Me Bénard, ancien avocat à la Cour de cassation et le célèbre physiologiste François Magendie qui y mourut le 7 octobre 1855 dans l’appartement situé au premier étage du bâtiment à droite. Sous le Second Empire, on signale encore à cette adresse le baron Lecouteux, le baron de Portal, conseiller d’État honoraire, les frères Ernest et Edmond Santerre, anciens agents de change, la comtesse Malergy, le colonel Balbastroux, le vicomte de Ludres, la baronne Oberkampf. Une note du contrôleur des contributions directes décrit à cette époque l’immeuble comme suit : « Cette maison qui a treize croisées de face, en formait deux autrefois. Le corps de logis principal est sur la rue, s’étendant en aile gauche et en retour au fond d’une assez belle cour [...] Les quatre principaux appartements sont vastes et beaux, notamment celui du rez-de-chaussée qui est richement décoré ; les autres plus ou moins grands, sont ordinaires. Il y a de belles remises et écuries. »[27] Vers la même époque, le sommier de la contribution foncière décrit l’immeuble comme suit : « Propriété ayant entrée de porte cochère, composée de deux corps de logis, avec cour au milieu, treize croisées de face sur la rue ; et d’un troisième bâtiment pour communs, avec cour particulière. Le premier corps, à gauche de la grande cour, faisant retour au fond et sur la rue, est partie simple en profondeur, et est élevé, sur caves, d’un rez-de-chaussée, de deux étages comprenant chacun un bel appartement, et d’un troisième étage pour dépendances. L’autre corps, à droite de la cour, est double en profondeur, de même élévation, et ne comprend que deux appartements, avec boutiques au rez-de-chaussée. Dans une deuxième cour à droite, sont deux bâtiments sur terre, loués pour écuries et remises, avec un étage au dessus. L’immeuble a 166 fenêtres. »[28] Au décès de Sébastien-Marie Archedeacon, sa veuve continua à habiter l’hôtel dont elle se était devenue propriétaire conjointement avec ses deux fils, Edmond, agent de change et député de Paris, et Philippe-Victor. En 1883, ils vendirent l’immeuble à la comtesse Pastré. Le corps de logis à gauche était alors occupé par les veuves des anciens agents de change Sébastien Archedeacon, Ernest Santerre et Edmond Santerre ; le corps de logis à droite par Mme Augé de Lassus[29], M. d’Aillières père, rentier, M. d’Aillières fils, auditeur au Conseil d’État, le comte d’Aulan et Achille Beguin, artiste peintre, Marie de Villiars, artiste sculpteur. L’immeuble abrita ensuite Paul Royer-Collard, avocat, Sacha Guitry avec sa première femme Charlotte Lysès (1877-1956), l’auteur dramatique Edmond Sée, le marquis Brachet de Floressac[30], Félix Liouville, avocat et député de la Seine[31], André Goirand, ancien avoué et sénateur des Deux-Sèvres[32]. L’appartement du rez-de-chaussée du bâtiment de gauche, le plus beau de l’hôtel, a conservé jusqu’aujourd’hui sa belle décoration rocaille[33].
* n°s 10-12 (n° 8 en 1804, n° 131 en 1787, n° 3 de la censive) : Bel immeuble abritant le siège du Centre national de la fonction publique territoriale. Avec l’actuel n° 14, c’était au XVIIIe siècle la propriété Oursin d’Ygoville[34] correspondant au plus important des lots lotis par Antoine Mazin. En 1827, on trouvait à cette adresse le marquis de Custine, le marquis de Crenay, maréchal de camp, le marquis de Ravenel, Marbeau, trésorier général des Invalides de la Marine et Mme Lebrun, peintre[35].
* n° 14 (n° 10 en 1804, n° 131 en 1787, n° 3 de la censive) : Issu de la propriété Oursin d’Ygoville, cet immeuble abritait en 1827 les écuries de l’ambassade d’Angleterre[36]. Sous le Second Empire, on y trouvait le marquis de La Bourdonnaye, le comte de Bréon, l’ancien ministre Édouard Drouyn de Lhuys (1805-1881), le marquis de Nadaillac, le vicomte de Waresquiel, le comte de Chabrillan, le comte de Courcy.
Bâtiments détruits
* Hôtel de Contades : Ancienne mairie du Ier arrondissement.
* n° 16 (angle de la rue de Surène, n° 130 en 1787, n° 4 de la censive) : À cet emplacement se trouvait depuis au moins le XVIIe siècle une petite maison qui appartenait au XVIIIe siècle à un sieur Riffe. Elle devint le Bureau des voitures publiques des environs de Paris, ainsi décrit dans le Guide des voyageurs de Paris de Thierry en 1787 : « Les voitures de ce bureau font le service de toutes les routes aboutissantes (sic) aux portes Saint-Honoré et de la Conférence jusqu’aux distances qui leur sont prescrites. Il y a dans ce bureau une messagerie qui part tous les jours pour Ruel, et revient le même jour. Il en coûte dans les voitures à quatre places 15 sols par lieue et par personne, et dans les guinguettes 8 sols par lieue et par place. » Le bureau seul se trouvait à l’angle de la rue d’Anjou et de la rue de Surène. Les voitures étaient remisées par derrière dans un vaste espace situé entre les immeubles de la rue d’Anjou et ceux de la rue de La Madeleine (actuelle rue Boissy-d’Anglas), où étaient installés précédemment les carrosses et chevaux du roi à l’emplacement de l’actuelle cité du Retiro qu’on appelait avant 1807 la cour des Coches.
* Hôtels de Montvile : deux hôtels particuliers construits en 1764 par l’architecte Étienne-Louis Boullée.
* Hôtel d’Aligre : son jardin s’étendait jusqu’à la rue d’Astorg.
Habitants célèbres
* Adolphe Barrot (1801-1870), ambassadeur et sénateur du Second Empire.
* Augustin Daniel Belliard (1769-1832), général de division.
* Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy (1754-1836), philosophe.
* Édouard Drouyn de Lhuys (1805-1881), ancien ministre, membre de l’Institut.
* André Goirand (1879-1952), ancien avoué et sénateur des Deux-Sèvres.
* Sacha Guitry (1885-1957), auteur dramatique et metteur en scène.
* Léopold Javal (1804-1872), banquier et député de l’Yonne.
* Gilbert du Motier de La Fayette (1757-1834), général et homme politique.
* Félix Liouville (1859-1947), avocat et député de la Seine.
* François Magendie (1783-1855), médecin et physiologiste.
* Jacques Marquet de Montbreton, baron de Norvins (1769-1854), historien.
* Jeanne-Françoise Quinault (1699-1783), actrice.
* Edmond Sée (1875-1959), auteur dramatique.
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