Posts Tagged ‘De La Madeleine’

Rue de Castellane

Posted by admin Web Hosting Wednesday 15 July 2009 4:29 am

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La rue de Castellane est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence entre les n°s 17 et 19 de la rue Tronchet et se termine entre les n°s 26 et 30 de la rue de l’Arcade.
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Boulevard des Capucines

Posted by admin Web Hosting Friday 10 July 2009 4:17 am

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(M) Ce site est desservi par les stations de métro : Opéra et Madeleine.

Le boulevard des Capucines est un des quatre grands boulevards de Paris, et fait donc partie de la chaîne constituée d’ouest en est par les boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens et Montmartre.
Origine du nom
Le boulevard doit son nom au Couvent des Capucines dont les jardins longeaient le côté sud jusqu’à la Révolution française.

Son nom précédent, rue Basse-du-Rempart, exprimait bien le fait que la voie se situait à l’origine au pied même du rempart.

Lieux remarquables

Au no 1, Le Café Napolitain, célèbre par les écrivains, journalistes, acteurs qui le fréquentèrent : Catulle Mendès, Jean Moréas, Armand Silvestre, Laurent Tailhade …

Au no 2, emplacement de l’ancien hôtel de Montmorency, qui fit place au Théâtre du Vaudeville en 1869, puis au cinéma Paramount Opéra en 1927. Sa grande salle correspond aux fondations du grand salon de l’hôtel du XVIIIe siècle, dont la façade en rotonde a été conservée.

Au no 5, emplacement de l’atelier photographique de Pierre-Louis Pierson, associé plus tard aux frères Mayer, qui fut le photographe attitré de la Comtesse de Castiglione.

Au no 7, emplacement en 1825 du Géorama où l’on voyait “le globe terrestre entier” de l’intérieur d’une sphére de 14 métres de diamètre.

Au no 8, Offenbach habita à partir de 1876 dans cet immeuble et y décéda en 1880.

Au no 12, le Grand-Hôtel, construit sur un ancien marais-potager.

Au no 14, l’Hôtel Scribe et emplacement du Grand Café ou eurent lieu dans le Salon indien en sous-sol les premières projections publiques payantes du cinématographe d’Auguste et Louis Lumière, le 28 décembre 1895. On y expérimenta les rayons X lumineux, découvert par le docteur Wilhelm Röntgen.

Du no 16 au no 22, emplacement du siège de “L’Événement”, journal fondé par Victor Hugo.

Au no 24, de 1905 à 1956, lieu d’habitation de Mistinguett.

Au no 25, ancien emplacement du Musée Cognacq-Jay, installé en 1931.

Au no 27, ancienne Samaritaine de Luxe, due au maître de l’Art Nouveau, Frantz Jourdain.

Au no 28, emplacement en 1889 des “montagnes russes”, remplacées en 1893 par la salle de spectacle de L’Olympia, célèbre music-hall fondé en 1888 par Joseph Oller et racheté en 1952 par Bruno Coquatrix .

Au no 35, maison habitée par Nadar. En avril 1874, un groupe de jeunes peintres, dont Renoir, Manet, Pissarro et Claude Monet y firent la première exposition de leurs toiles. Celle de Claude Monet, Impression, devait donner à ces exposants le nom d’impressionnistes. Celle de Claude Monet intitulée Boulevard des Capucines est aujourd’hui visible au Musée des Beaux-arts Pouchkine de Moscou ou au Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City (Missouri) et a inspiré un roman éponyme par Jean-Michel Maulpoix en 2006.[1]

Du no 37 au no 43, ancien emplacement de l’hôtel affecté au Ministère des Affaires étrangères de 1820 à 1853. Le 23 février 1848 un bataillon du 14e régiment de ligne barrait le boulevard pour protéger le chef du gouvernement François Guizot. Vers 21h, des manifestants essaient de rompre le barrage. La troupe tire faisant 35 morts et 50 blessés. La foule charge les cadavres dans un tombereau et appelle Paris aux armes. C’est le début de la Révolution de 1848, qui mit fin au règne de Louis-Philippe le lendemain.

Sources et références

* Dictonnaire des rues de Paris
* Paris Guide 1807 - Librairie Internationale

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Rue Boissy

Posted by admin Web Hosting Friday 26 June 2009 3:59 am

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La rue Boissy d’Anglas est une rue du 8e arrondissement de Paris. Longue de 372 mètres, elle commence à l’angle de l’avenue Gabriel et de la place de la Concorde et se termine au niveau du n° 5 boulevard Malesherbes.
Histoire

La rue Boissy d’Anglas est indiquée sur un plan de 1652. Elle s’appelait autrefois :

* rue des Champs-Élysées, en vertu d’un arrêt du Conseil du roi du 11 mars 1768, et plus anciennement, rue de la Bonne-Morue (en souvenir d’une auberge à cette enseigne) et rue de l’Abreuvoir-l’Évêque dans la portion comprise entre la place de la Concorde et la rue du Faubourg-Saint-Honoré ;
* rue de la Madeleine, et plus anciennement, rue de l’Abreuvoir-l’Évêque et rue de l’Évêque dans la portion comprise entre la rue du Faubourg-Saint-honoré et le boulevard Malesherbes.

La rue a pris sa dénomination actuelle le 2 octobre 1865 en l’honneur de François-Antoine de Boissy d’Anglas (1756-1828), homme politique français.

En vertu des lettres patentes du 21 juin 1757, les prévôts des marchands et échevins furent autorisés par le roi à disposer des terrains de la rue de la Bonne-Morue nécessaires pour établir les arrière-corps des bâtiments de la nouvelle place Louis-XV (place de la Concorde). L’article 8 disposait que : « Notre intention étant que les constructions des façades décorées qui termineront la place, ainsi que celles des maisons qui seront élevées, tant sur les faces des arrière-corps que sur celles des nouvelles rues, soient entièrement conformes aux dessins par nous approuvés et cy-attachés sous le contrescel de notre chancellerie, nous ordonnons auxdits prévôts des marchands et échevins d’y tenir la main et d’y assujettir les propriétaires particuliers des terrains auxquels ils jugeront à propos de permettre de construire eux-mêmes les façades de leurs maisons, tant sur la place que sur les rues aboutissantes. » Suivant le plan annexé à ces lettres patentes, la rue de la Bonne-Morue devait prendre le nom de rue Dauphine[1]. Les dispositions relatives à l’apparence des bâtiments à construire furent révisées par des lettres patentes du 30 octobre 1758 qui disposèrent que : « Les parties des bâtiments qui doivent former la place et ses abords ne seront sujettes à décoration et uniformité que dans les parties ci-après expliquées et suivant les plans attachés sous le contrescel de notre chancellerie ; savoir : les façades des grands bâtiments dans toute leur étendue sur la place et leurs retours sur les rues de la Bonne-Morue et de l’Orangerie; à 20 toises ou environ de largeur à prendre du devant des murs en face des colonnades. »

La rue était autrefois bordée de riches hôtels particuliers. Le baron Haussmann, préfet de la Seine, y a vécu dans un hôtel démoli en 1911, qui avait abrité avant lui Laure Junot, duchesse d’Abrantès. Dans les années 1930, la rue Boissy d’Anglas abritait le célèbre cabaret Le Bœuf sur le toit, fréquenté notamment par Jean Cocteau.

La rue Boissy d’Anglas est reliée à la rue Royale, parallèle, par deux galeries : la Galerie Royale, qui abrite des magasins de luxe, et la Cité Berryer, dite aussi Village Royal, qui date du XVIIIe siècle. Un passage couvert (passage de la Madeleine) du milieu du XIXe siècle la relie également à la place de la Madeleine.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

* n°s 1-5 : Ambassade des États-Unis en France : pastiche de style néo-classique édifié entre 1931 et 1933 par les architectes William Delano et Victor Laloux.
* n° 2 : Hôtel de Crillon (entrée principale 10 place de la Concorde).
* n° 15 : Autrefois Hôtel meublé Vouillemont, fondé en 1830 par Mlle Cécile Vouillemont. La reine de Naples Marie, veuve du dernier roi des Deux-Siciles, François II des Deux-Siciles, y habita au début du XXe siècle. Dans les années 1930, Robert delle Donne, fils du propriétaire de l’hôtel, et sa sœur, en firent un foyer de la vie intellectuelle et artistique où se croisaient leurs amis Luigi Pirandello, Jacques Maritain, Jean Cocteau, Max Jacob, Robert Desnos, Léon-Paul Fargue, Francis Picabia, Fortunat Strowski, Félix Youssoupoff, Maurice Rostand, Maurice Sachs, Stanislas Fumet, qui y succédaient à Paul Bourget, l’ambassadeur Camille Barrère et Pierre Louÿs, familiers des lieux du temps de la reine de Naples. C’est aujourd’hui un hôtel Sofitel.
* n° 16 : Un des immeubles où Jeanne Lanvin installa sa maison de couture.
* n° 28 : Le compositeur Jean-Baptiste Lully est mort dans une maison située à peu près à cet emplacement. L’immeuble actuel date du XVIIIe siècle. Il abrita, de 1922 à 1927, le célèbre cabaret Le Bœuf sur le toit dont l’inauguration eut lieu le 10 janvier 1922. Un long procès le força à déménager en 1927 pour s’installer brièvement au n° 21.
* n° 30 : Entrée de la galerie de la Madeleine (autre accès au 9 place de la Madeleine). Les devantures de boutiques datent des années 1840. Une plaque commémorative signale que le professeur André Chantemesse est mort dans cette maison le 24 février 1919.

Bâtiments détruits

* n°s 1-5 : Hôtel Grimod de La Reynière : Cet hôtel particulier construit en 1775 par Jean-Benoît-Vincent Barré pour le fermier général Laurent Grimod de La Reynière (1733-1793) s’élevait jusqu’en 1932 à l’angle de l’avenue Gabriel et de la rue Boissy d’Anglas. Défiguré par des adjonctions successives, il a été rasé en 1932 et remplacé par un pastiche de style néo-classique édifié entre 1931 et 1933 par les architectes William Delano et Victor Laloux pour abriter l’ambassade des États-Unis en France.
* n° 3 : Emplacement de la maison qui fut habitée par la veuve du général de La Bédoyère, fusillé en 1815[2].
* n° 9 : Hôtel de la Trémoille en 1789[3]. Le peintre de chevaux Anselme Lagrenée y est mort du choléra en 1832.
* n° 10 : Emplacement de l’ancien magasin des marbres de la Couronne[4] et de la maison d’éducation de Mlle Lorphelin (†1848), rivale de Mme Campan. Cette pension très réputée fut transférée rue de Chaillot. Le maréchal Sérurier (1742-1819) vint habiter à cette adresse en 1816 lorsque le gouvernement de l’Hôtel royal des Invalides lui fut retiré, puis le maréchal Marmont en 1830, la famille d’Andlau, le comte Pelet de la Lozère en 1841.
* n° 12 : Hôtel qui appartenait sous Louis XV, avec une bonne partie des terrains situés de ce côté de la rue de la Bonne-Morue, à Anne-Joseph de Peilhon, trésorier général des bâtiments et manufactures de France, qui s’en était rendu adjudicataire le 4 juin 1755. En 1766, il revendit à la ville de Paris les terrains situés près de la place de la Concorde sur lesquels fut élevé l’hôtel de Crillon. Après M. de Peilhon, l’hôtel passa à son gendre, le marquis de Rochegude (†1790). Le fils de ce dernier en hérita mais l’hôtel fut revendu alors qu’il était encore mineur et adjugé au citoyen Decalogne pour 40 565 livres. Racheté par la liste civile, l’hôtel servit de résidence au général Junot (1771-1813), duc d’Abrantès, qui le fit remanier, faisant notamment ajouter deux colonnes de part et d’autre de la porte cochère. Sa veuve, la duchesse d’Abrantès (1784-1838), y résida et y écrivit ses Mémoires. L’hôtel fut ensuite habité par le prince de Beauvau. Le baron Haussmann y mourut le 11 janvier 1891. Mme Languillet (†1906) en fut ensuite usufruitière. L’hôtel fut démoli en 1911.
* n° 21 : Le cabaret Le Bœuf sur le toit, quittant le n° 28, s’installa à cette adresse en 1927 mais il dû déménager dès la saison suivante en raison de la démolition du bel immeuble ancien qui l’abritait à l’entresol. Il s’installa alors rue de Penthièvre.

Habitants célèbres

* François-Pons de Rosset de Rocozel, bailli de Fleury, ambassadeur de l’ordre de Malte (en 1774, rue de la Madeleine).

Notes et références

1.  Félix Lazare, Op. cit., p. 120
2.  Rochegude, Op. cit., p. 23
3.  Rochegude, Op. cit., p. 23
4.  Rochegude, Op. cit., p. 23

Voir aussi

Liens externes

* Fiche technique

Sources

* Félix Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Imprimerie de Vinchon, 1844-1849
* Charles Lefeuve, Les anciennes maisons de Paris. Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Paris : C. Reinwald, 5e édition, 1875, 5 vol.
* Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910

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Cité Berryer

Posted by admin Web Hosting Thursday 25 June 2009 5:27 am

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La cité Berryer est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence n° 24, rue Boissy-d’Anglas et se termine n° 25, rue Royale.

« La cité Berryer [...], note le marquis de Rochegude, est très curieuse surtout par le contraste qu’elle présente avec les rues voisines, la rue Royale par exemple, mais Paris est fait de contrastes et c’est ce qui en fait un de ses grands charmes pour ceux qui savent les comprendre. »

Histoire

La cité Berryer s’appelait autrefois passage du marché-d’Aguesseau. Ce marché, fondé en 1723 entre les actuelles rues de Surène, d’Aguesseau et Montalivet, n’avait pas tardé à péricliter. Des lettres patentes datées du camp d’Alost le 16 août 1745 en autorisèrent le transfert à un emplacement situé entre la rue de la Madeleine (rue Boissy-d’Anglas) et la rue Royale, qui n’existait pas encore. Le terrain ouvrait sur la rue Basse-du-Rempart, absorbée depuis par le boulevard des Capucines.

Le passage reçut son nom actuel en 1837 en hommage à l’avocat Pierre-Nicolas Berryer (1757-1841), dit « Berryer père » (son fils, Pierre-Antoine Berryer (1790-1868), est quant à lui honoré par la rue Berryer, située dans une autre partie du 8e arrondissement).

Notes et références

1. Rochegude, Op. cit., p. 24

Sources

* Félix Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Imprimerie de Vinchon, 1844-1849
* Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910

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La rue de l’Arcade

Posted by admin Web Hosting Tuesday 2 June 2009 11:38 pm

La rue de l’Arcade est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence boulevard Malesherbes et se termine n°s 1, rue de la Pépinière et 139, rue Saint-Lazare.

Histoire

Cette rue occupe l’emplacement d’une ancienne chaussée qui menait à Argenteuil. Son nom, qui lui fut donné à la fin du XVIIIe siècle, fait allusion à une arcade en voûte, construite en 1651 et qui existait encore en 1850[1], qui reliait, à la hauteur des numéros 15 et 18, les propriétés que les Bénédictines de la Ville-l’Évêque avaient de part et d’autre de la route d’Argenteuil. Les jardins des Bénédictines s’étendaient de part et d’autre de la route tandis que le couvent lui-même se situait à l’angle de la rue de Surène et de la rue de l’Arcade, du côté des numéros pairs.

Une décision ministérielle du 21 prairial an X (10 juin 1802) et une ordonnance royale du 25 novembre 1836 ont fixé la largeur minimale de la rue de l’Arcade à 10 mètres. Cette ordonnance a également approuvé le prolongement de la rue jusqu’au boulevard Malesherbes. Une nouvelle ordonnance du 11 février 1840 prescrivit la suppression de la partie de la rue de l’Arcade formant retour sur la rue de la Madeleine (aujourd’hui rue Pasquier). Cette disposition, ainsi que celle prévoyant le prolongement de la rue, furent exécutées en 1841[2].

Bâtiments remarquables

* n° 57 : Hôtel de Pancemont : Construit sous le Premier Empire pour Jean-Baptiste-François Mayneaud (1755-1836), baron de Pancemont et de l’Empire, député à la « Chambre introuvable » en 1815 puis Premier président de la cour royale de Nîmes et créé comte en juillet 1822 par lettres patentes de Louis XVIII, frère aîné de Mgr Antoine Xavier Mayneaud de Pancemont. Appartenait en 1910 à la marquise de Croix[3].
* n° 34 : Immeuble datant de 1856, au décor de façade singulier.
* n° 40 (angle de la rue des Mathurins) : Ancien hôtel de la Compagnie des wagons-lits, construit en 1903. Le marquis de Rochegude signale, sur la façade sur la rue des Mathurins, « une grande horloge et un plan du Transsibérien »[4].

Habitants célèbres

* Le conventionnel Philippe-François-Joseph Le Bas (1762-1794), après son mariage avec Élisabeth Duplay en 1793 (ancien n° 21)[5].
* Jacques Raymond Brascassat (1805-1867), peintre (ancien n° 32, vers 1844)[6].

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Rue de l’Arcade

Posted by admin Web Hosting Sunday 31 May 2009 10:48 am

La rue de l’Arcade est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence boulevard Malesherbes et se termine n°s 1, rue de la Pépinière et 139, rue Saint-Lazare.

Histoire

Cette rue occupe l’emplacement d’une ancienne chaussée qui menait à Argenteuil. Son nom, qui lui fut donné à la fin du XVIIIe siècle, fait allusion à une arcade en voûte, construite en 1651 et qui existait encore en 1850[1], qui reliait, à la hauteur des numéros 15 et 18, les propriétés que les Bénédictines de la Ville-l’Évêque avaient de part et d’autre de la route d’Argenteuil. Les jardins des Bénédictines s’étendaient de part et d’autre de la route tandis que le couvent lui-même se situait à l’angle de la rue de Surène et de la rue de l’Arcade, du côté des numéros pairs.

Une décision ministérielle du 21 prairial an X (10 juin 1802) et une ordonnance royale du 25 novembre 1836 ont fixé la largeur minimale de la rue de l’Arcade à 10 mètres. Cette ordonnance a également approuvé le prolongement de la rue jusqu’au boulevard Malesherbes. Une nouvelle ordonnance du 11 février 1840 prescrivit la suppression de la partie de la rue de l’Arcade formant retour sur la rue de la Madeleine (aujourd’hui rue Pasquier). Cette disposition, ainsi que celle prévoyant le prolongement de la rue, furent exécutées en 1841[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

* n° 17 : Hôtel Bedford : Hôtel de voyageurs fondé vers 1850 par une comtesse russe qui lui donna un nom anglais pour répondre à l’anglomanie de l’époque et attirer les touristes britanniques. Parmi les clients illustres de l’établissement figura l’empereur Pierre II du Brésil qui y vécut les dernières années de sa vie, jusqu’à sa mort en 1891. De nombreux musiciens ont aussi séjourné au Bedford, parmi lesquels le compositeur Camille Saint-Saëns en 1857, le compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos dans les années 1950 ou, plus récemment, le violoniste Yehudi Menuhin. Depuis 1914, l’hôtel est resté dans la même famille suisse, les Berrut. En 1897, Sylvain Berrut, âgé de 19 ans, arrivait à Paris de son village de Troistorrents, dans le canton du Valais et parvint à se faire engager comme groom avant de gravir tous les échelons jusqu’à devenir directeur, puis propriétaire de l’hôtel.
* n° 34 : Immeuble datant de 1856, au décor de façade singulier.
* n° 40 (angle de la rue des Mathurins) : Ancien hôtel de la Compagnie des wagons-lits, construit en 1903. Le marquis de Rochegude signale, sur la façade sur la rue des Mathurins, « une grande horloge et un plan du Transsibérien »[3].
* n° 57 : Hôtel de Pancemont : Construit sous le Premier Empire pour Jean-Baptiste-François Mayneaud (1755-1836), baron de Pancemont et de l’Empire, député à la « Chambre introuvable » en 1815 puis Premier président de la cour royale de Nîmes et créé comte en juillet 1822 par lettres patentes de Louis XVIII, frère aîné de Mgr Antoine Xavier Mayneaud de Pancemont. Appartenait en 1910 à la marquise de Croix, la famille de Croix-Tournon ayant recueilli l’héritage du comte Mayneaud de Pancemont[4].

Bâtiments détruits

* n° 22 : Hôtel de Soyecourt puis de Castellane puis de Lubersac : « Petite maison » construite par Pierre Contant d’Ivry pour le maréchal de Soubise et mise au goût du jour en 1780 par l’architecte Jacques Cellerier[5]. Le maréchal de Soubise y mourut en 1787[6]. Détruit par le percement de la rue de Castellane.

Habitants célèbres

* Le conventionnel Philippe-François-Joseph Le Bas (1762-1794), après son mariage avec Élisabeth Duplay en 1793 (ancien n° 21)[7].
* Jacques Raymond Brascassat (1805-1867), peintre (ancien n° 32, vers 1844)[8].

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